À Kinshasa, le gouvernement congolais prépare un nouveau cadre pour l’implantation des stations-service. Présenté aux principaux opérateurs pétroliers par la ministre d’État Acacia Bandubola Mbongo, le projet d’arrêté entend renforcer les exigences techniques, sécuritaires et environnementales, tout en organisant davantage un secteur en pleine expansion.
La multiplication des stations-service en République démocratique du Congo pousse le gouvernement à revoir les règles qui encadrent leur implantation. Mercredi 30 septembre, la ministre d’État aux Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, a présenté aux dirigeants de plusieurs sociétés pétrolières un projet d’arrêté ministériel destiné à soumettre toute nouvelle construction à une autorisation technique préalable de l’administration.
Réunis au cabinet de la ministre, les responsables de Cobil, Engen et TotalEnergies ont échangé sur les dispositions envisagées. Le texte doit notamment encadrer les distances entre les stations, leur implantation à proximité des habitations ainsi que le respect des normes de sécurité et de protection de l’environnement.
L’enjeu est double : mieux protéger les populations riveraines et offrir aux opérateurs un cadre d’implantation plus lisible.
Les opérateurs réclament des règles communes
Le projet reçoit déjà un accueil favorable des principaux acteurs du secteur. Pour Placide Mutabunga, directeur général de Cobil S.A., l’autorisation préalable doit permettre de mettre fin à certaines situations où plusieurs stations se retrouvent implantées à très faible distance les unes des autres.
« L’arrêté est le bienvenu pour nous. Nous avons constaté, nous les sociétés commerciales, qu’il y a beaucoup de stations qui se mettent juste côte-à-côte ou face-à-face avec nos stations », a-t-il déclaré, selon un communiqué du ministère.
Le responsable de Cobil estime que le dispositif permettra à l’administration de vérifier, avant toute construction, les conditions techniques, les distances requises, les contraintes environnementales et la proximité des résidences.
À ses côtés, le directeur général d’Engen RDC, Moussa Konaté, a également soutenu le principe d’une réglementation renforcée. Il a notamment mis en avant la nécessité d’établir des règles communes entre les opérateurs, dans un secteur où les niveaux d’investissement et le respect des normes peuvent varier.
Sécurité, investissements et environnement
Pour Cheick Omar Diallo, directeur général de TotalEnergies RDC, le projet répond à trois préoccupations : la modernisation du secteur, la sécurisation des investissements et la protection des populations.
Le futur arrêté devrait ainsi préciser les critères applicables aux nouvelles implantations, notamment en matière de construction, de sécurité et d’environnement. Sa signature et sa mise en application sont annoncées dans les prochains jours.
À travers ce dispositif, le ministère des Hydrocarbures entend donner à l’implantation des stations-service un cadre plus cohérent, en associant développement du réseau de distribution, sécurité des populations et respect des exigences techniques et environnementales.
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