Cent jours après son entrée en fonction, Ted Beleshayi Kasanda a imprimé une nouvelle orientation à l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP). Réformes administratives, digitalisation, assainissement financier, contrôles renforcés, accès au financement et promotion du contenu local structurent cette première étape, présentée comme le socle d’une accélération destinée à mieux ouvrir les marchés aux entreprises congolaises.
L’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) entend inscrire son action dans une dynamique de transformation. Cent jours après sa prise officielle de fonction, le Directeur général Ted Beleshayi Kasanda a présenté les principales mesures engagées depuis son arrivée à la tête de l’institution, avec pour lignes directrices la réforme, la modernisation et la régulation.
Nommé par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et entré officiellement en fonction le 11 juin 2026, le Directeur général avait placé son mandat sous le signe de l’action. « L’heure n’était plus aux longs discours, mais à l’action », avait-il déclaré lors de la remise et reprise.
Réformer le fonctionnement de l’institution
Durant ces cent premiers jours, l’ARSP a engagé plusieurs chantiers destinés à améliorer son fonctionnement interne et la qualité de ses services. La dématérialisation de l’enregistrement, le déploiement de la télédéclaration, la modernisation des outils informatiques et l’optimisation de la gestion des données figurent parmi les mesures annoncées.
Sur le plan financier, l’institution a entrepris un audit de ses engagements et une rationalisation de ses dépenses. La révision du cadre organique, la clarification des responsabilités et l’élaboration de fiches de postes complètent cette réorganisation, avec un accent particulier sur la professionnalisation des équipes chargées du contrôle et de l’inspection.
« Chaque décision prise a été guidée par un devoir résumé en deux mots forts : l’intégrité et l’équité », a souligné Ted Beleshayi.
Renforcer la régulation
La relance des contrôles sur le terrain constitue un autre volet de cette première séquence. L’ARSP entend veiller au respect de la législation sur la sous-traitance tout en renforçant les compétences de ses contrôleurs et inspecteurs.
Pour Ted Beleshayi, cette mission ne saurait se limiter à une logique punitive. « Réguler ne signifie pas contrôler pour le plaisir de contrôler, mais plutôt faire respecter la loi et corriger durablement les trajectoires. La régulation doit servir de levier de croissance », a-t-il expliqué.
L’accès des entreprises à capitaux majoritairement congolais aux marchés de sous-traitance constitue également une priorité. L’ARSP veut contribuer à créer un environnement réglementaire plus lisible et prévisible, tout en levant certains obstacles qui freinent le développement des PME.
« Notre ambition absolue est de propulser les entreprises congolaises afin qu’elles saisissent les opportunités, exécutent leurs marchés et grandissent », a déclaré le Directeur général.
Dans cette perspective, l’institution multiplie les échanges avec les banques et les établissements publics à caractère financier, notamment le Fonds de promotion de l’industrie (FPI), afin d’élargir les possibilités de financement. L’objectif est notamment de répondre aux besoins de fonds de roulement des PME ayant obtenu des marchés.
Contenu local et prochaines priorités
L’entrée en application de la Loi n°26/018 du 30 juin 2026 relative au contenu local constitue un autre chantier. L’ARSP entend en faire un instrument de création d’emplois, de transfert de technologies et d’accroissement de la valeur ajoutée nationale.
Pour la direction générale, les cent premiers jours ne constituent qu’une étape. « Ces cent premiers jours ne sont pas un aboutissement, mais une fondation. La phase qui s’ouvre aujourd’hui sera celle de l’accélération autour des priorités claires », a indiqué Ted Beleshayi.
L’ARSP annonce ainsi la poursuite de la digitalisation, l’intensification des contrôles, la professionnalisation des équipes, le déploiement territorial de l’institution, ainsi que des actions destinées à faciliter l’accès des entreprises aux marchés et aux financements. « Si les cent premiers jours ont permis de remettre l’ARSP en marche, les prochaines échéances viendront maximiser son impact », a conclu le Directeur général.
Infos27

