Le nouveau cadre du petit commerce et du commerce de détail entre dans une phase d’application en République démocratique du Congo. À Kinshasa, le VPM Daniel Mukoko Samba a réuni opérateurs économiques, patronats et associations professionnelles pour rappeler les règles du décret du 30 mars 2026. Le Gouvernement privilégie la conformité volontaire, tout en annonçant des contrôles destinés à vérifier le respect des dispositions en vigueur. La démarche associe information, régularisation et contrôle.
Le vice-Premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a appelé vendredi les opérateurs du petit commerce et du commerce de détail à se conformer aux nouvelles règles encadrant leurs activités en République démocratique du Congo. Il s’exprimait à Kinshasa lors d’une matinée de sensibilisation consacrée au Décret n°26/011 du 30 mars 2026, devant les opérateurs.
Pour Daniel Mukoko Samba, la réforme ne constitue pas une mesure dirigée contre une catégorie d’opérateurs. Elle vise à clarifier les rôles des différents intervenants et à préserver un fonctionnement équilibré du marché intérieur.
« Il ne s’agit pas de restreindre la liberté d’entreprendre, il ne s’agit pas non plus d’opposer les opérateurs congolais aux opérateurs étrangers. Il s’agit d’organiser le marché », a déclaré le VPM.
Le ministre a rappelé qu’une économie repose sur plusieurs maillons : producteurs, importateurs, grossistes, distributeurs et détaillants dont les activités doivent s’inscrire dans des règles clairement établies. « Notre objectif n’est donc pas de fermer le marché. Notre objectif est de mieux l’organiser », a-t-il insisté.
La conformité avant les sanctions
Cette matinée intervient au moment où le Gouvernement passe de la sensibilisation à l’application effective du dispositif. Les services compétents sont appelés à vérifier progressivement le respect des dispositions en vigueur auprès des opérateurs concernés.
Le VPM a toutefois privilégié la régularisation volontaire. « Notre préférence demeure la conformité volontaire. Nous ne souhaitons pas que l’application de cette réforme donne lieu inutilement à des situations de confrontation ou de contrainte », a-t-il indiqué.
Cette orientation n’exclut pas les contrôles. Les opérateurs déjà en règle sont invités à poursuivre leurs activités, tandis que ceux qui doivent régulariser leur situation sont appelés à prendre les dispositions nécessaires. En cas de non-respect délibéré, conséquences prévues par les textes pourront être appliquées.
« Il ne s’agit pas de sanctionner pour sanctionner », a précisé Daniel Mukoko Samba, plaçant l’assainissement et l’organisation du marché au cœur de la réforme.
La matinée a réuni des cadres du cabinet du ministre, du Secrétariat général à l’Économie et de la Commission interministérielle de suivi des réformes. La FEC, la COPEMECO, le COFECCO, la NCCN-RDC, la CMBB et l’ADECC étaient également représentées.
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