La RDC veut transformer son potentiel agricole en force économique. C’est l’ambition de la foire « Or Vert du Congo », ouverte samedi 3 octobre au Musée national en présence du chef de l’Etat Félix Tshisekedi et de la Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi. Initiée par Fanny Tshisekedi, la rencontre veut promouvoir le « Made in Congo », élargir les débouchés et réduire la dépendance aux importations alimentaires. Son ambition repose sur un écosystème numérique reliant les producteurs aux marchés nationaux et internationaux. Fanny Tshisekedi et Ornela Kardozo appellent ainsi les institutions à soutenir davantage les agripreneurs, consolider les chaînes de valeur et favoriser la création d’emplois durables. Car produire ne suffit pas : il faut aussi transformer, commercialiser et conquérir les marchés. À cette condition, l’agriculture peut devenir un véritable moteur de croissance.
La présence du couple présidentiel à cette ouverture donne une visibilité particulière à une initiative centrée sur l’agriculture, l’élevage et les chaînes de valeur locales. À travers la foire « Or Vert du Congo », les organisateurs entendent mettre en avant les capacités des producteurs congolais et créer un cadre favorable à leur développement.
L’ambition affichée dépasse toutefois la simple exposition des produits. L’initiative repose sur un écosystème numérique destiné à connecter les producteurs locaux aux marchés mondiaux. Une approche qui vise à donner davantage de débouchés aux agripreneurs et à inscrire la production congolaise dans des circuits commerciaux plus larges.
Cette orientation répond à un enjeu majeur pour la RDC : renforcer la production nationale afin de réduire progressivement la dépendance aux importations alimentaires. Elle suppose cependant de consolider les différents maillons qui relient le producteur au consommateur, du financement à la transformation, en passant par la commercialisation et l’accès aux marchés.
Des débouchés pour sécuriser les agripreneurs
Lors des interventions, la directrice générale de Group Choice Holding Company, Ornela Kardozo, et la coordonnatrice nationale de la foire, Fanny Tshisekedi, ont insisté sur la nécessité d’un accompagnement institutionnel plus soutenu.
Leur appel porte notamment sur l’ouverture de nouveaux débouchés pour les producteurs. L’objectif est de permettre aux agripreneurs de disposer de perspectives commerciales suffisamment solides pour investir, développer leurs activités et inscrire leur production dans la durée.
La démarche vise également à pérenniser les chaînes de valeur locales et à favoriser la création d’emplois durables. Dans cette logique, l’accès au marché apparaît aussi déterminant que la capacité de produire. Sans acheteurs, sans circuits de distribution efficaces et sans possibilités d’exportation, les efforts consentis par les producteurs restent fragiles.
Faire de l’agriculture un levier économique
La foire « Or Vert du Congo » entend ainsi rapprocher production agricole, innovation numérique et opportunités commerciales. Le pari consiste à faire du potentiel agro-pastoral congolais davantage qu’une réponse aux besoins alimentaires du marché intérieur : un véritable levier de création de valeur et d’emplois.
L’enjeu est désormais de prolonger cette dynamique au-delà de l’événement. La mise en place de débouchés durables, l’accompagnement des agripreneurs et le développement des chaînes de valeur seront déterminants pour transformer cette ambition en résultats concrets.
À travers cette initiative, les promoteurs de « l’Or Vert du Congo » placent donc la production locale au centre d’un modèle fondé sur l’innovation, la valorisation du savoir-faire national et l’ouverture aux marchés. Une ambition qui rejoint la nécessité de donner au « Made in Congo » les moyens de devenir une réalité économique durable.

