Azarias Ruberwa se présente aujourd’hui comme un acteur impartial de la paix en RDC. Une posture que l’artiste musicien Alesh conteste frontalement, en rappelant, dans une mise au point publiée sur X, le parcours politique de l’ancien vice-président. Alesh revient notamment sur son rôle de secrétaire général du RCD-Goma, mouvement rebelle soutenu par Kigali, et sur les violences commises à Kisangani en 2002, dont la responsabilité politique a incombé à la hiérarchie du mouvement. Il rappelle également l’épisode de Bukavu en 2004, le parcours de Laurent Nkunda, ancien cadre du RCD-Goma devenu chef du CNDP, puis la filiation avec le M23. Sans accuser Ruberwa d’avoir créé le M23, Alesh estime que son passé politique l’oblige à un devoir de clarification sur cet héritage armé. Il lui reproche surtout de reprendre, au sujet des discriminations linguistiques contre les swahiliphones, un récit susceptible de conforter la rhétorique de l’AFC/M23. Pour Alesh, la crédibilité d’un prétendu acteur de paix repose sur trois exigences : reconnaître les crimes de son propre camp, condamner toutes les violences et refuser de recycler les récits des belligérants.
Mise au point de l’artiste musicien Alesh aux propos mensongers d’Azarias Ruberwa sur x (twitter)
« Je suis un survivant et je ne me tairai point »
Azarias Ruberwa se présente aux États-Unis d’Amérique comme un « acteur impartial » de la paix ? Avant de lui accorder ce crédit, rappelons son parcours, tel que l’ont documenté l’ONU, Human Rights Watch, Crisis Group, et d’autres organisations crédibles.
Je tiens à préciser que pour chaque élément mentionné dans ce long post, il existe des sources fiables sur internet. Je peux les fournir en cas de besoin :
1. D’octobre 2000 à juin 2003, Ruberwa est secrétaire général du RCD-Goma, mouvement armé soutenu par Kigali. Il en est le chef politique de facto.
2. 14 Mai 2002 à Kisangani (La ville où j’ai grandi) : le RCD-Goma réprime une « mutinerie » portée par les jeunes de la commune de Mangobo qui protestaient contre le Mouvement Rebelle.
Selon le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, il y a eu au moins 163 morts, ainsi que des exécutions sommaires, des viols et des pillages.
Certains de mes amis avaient été éventrés à la baillonnette, puis les militaires du RCD avaient rempli leurs vent

