Avec la montée en puissance du port en eau profonde de Banana, les Lignes maritimes congolaises veulent renforcer leur capacité opérationnelle. En visite d’inspection à Matadi, la directrice générale a.i. Gisèle Mbwassiem a annoncé l’acquisition prochaine d’un navire propre, présentée comme un levier pour améliorer la compétitivité de l’entreprise publique et accompagner l’ouverture maritime de la RDC.
Les Lignes maritimes congolaises (LMC SA) préparent une nouvelle étape de leur développement. En visite d’inspection dans le Kongo Central, la directrice générale a.i. Gisèle Mbwassiem a annoncé l’acquisition prochaine d’un navire propre pour l’entreprise, selon un communiqué parvenu lundi à l’ACP.
Cette décision est directement liée aux perspectives ouvertes par la construction du port en eau profonde de Banana, appelé à modifier la configuration des échanges maritimes de la République démocratique du Congo.
« Avec la construction du port en eau profonde de Banana, il faut que notre entreprise puisse avoir son propre navire pour que nous soyons compétitifs », a déclaré Gisèle Mbwassiem au siège de la direction provinciale des LMC à Matadi.
Mobilisation autour de la relance de l’entreprise
Arrivée dimanche 4 octobre dans la ville portuaire de Matadi à la tête d’une forte délégation, la directrice générale a.i. a été accueillie par les agents et cadres de la direction provinciale des LMC. Elle a ensuite tenu, lundi, une assemblée générale avec le personnel provincial.
Au cours de cette rencontre, Gisèle Mbwassiem a remercié le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, pour sa nomination à la tête de cette entreprise du portefeuille de l’État. Elle a surtout appelé les agents et cadres à s’engager davantage dans la relance de la société.
La dirigeante a insisté sur la nécessité de bannir les antivaleurs et de privilégier le travail, la discipline et l’abnégation afin de renforcer les performances des LMC.
Banana, nouveau levier maritime
L’acquisition annoncée d’un navire intervient alors que le port en eau profonde de Banana entre dans une phase déterminante. Première infrastructure portuaire de ce type en RDC, le projet doit permettre au pays d’accueillir directement de grands navires porte-conteneurs et de renforcer sa position dans les échanges maritimes régionaux.
À terme, le port devrait disposer d’une capacité de traitement de plus de 450.000 conteneurs par an. Il doit notamment contribuer à réduire la dépendance de la RDC vis-à-vis des ports de Pointe-Noire, en République du Congo, et de Lobito, en Angola.
Pour les LMC, cette nouvelle infrastructure représente donc un enjeu stratégique. Disposer d’une flotte propre permettrait à l’entreprise de mieux se positionner sur les futurs flux commerciaux, dans un environnement appelé à devenir plus concurrentiel.
La mise en service progressive de Banana devrait également contribuer à réduire les coûts du fret, à stimuler les échanges et à favoriser la création d’emplois. Pour les autorités congolaises, le projet constitue ainsi l’un des leviers

