À Arusha, Jean-Michel Sama Lukonde a élevé la voix de la RDC contre la persistance de la crise sécuritaire dans l’Est. Devant plus de 1.500 délégués réunis à la 153e Assemblée de l’Union interparlementaire (UIP), le président du Sénat a appelé les parlements du monde à peser davantage sur la recherche d’une paix durable et sur le respect de l’intégrité territoriale congolaise. Au-delà des avancées de Kinshasa en matière de gouvernance, d’inclusion sociale et de développement territorial, il a placé l’agression dans l’Est au centre de son plaidoyer. Sama Lukonde a explicitement réclamé le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais et la cessation du soutien de Kigali à l’AFC/M23, conformément aux engagements internationaux. En s’appuyant sur la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, l’accord de paix de Washington, la déclaration de Doha et les initiatives de l’Union africaine, il a appelé à une mobilisation parlementaire internationale pour transformer les engagements diplomatiques en actes concrets et ramener durablement la paix dans l’Est de la RDC.
La voix de la RDC a résonné mardi à Arusha, en Tanzanie, lors du débat général de la 153e Assemblée de l’Union interparlementaire (UIP). Devant une salle réunissant plus de 1.500 délégués, Jean-Michel Sama Lukonde a articulé son intervention autour du thème de la rencontre consacré à la bonne gouvernance, à l’inclusion, à la confiance et à l’égalité des chances.
Le président du Sénat a d’abord mis en avant la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi, fondée sur la consolidation de l’État de droit, l’inclusion sociale et un développement plus équilibré des territoires. Il a également rappelé la volonté présidentielle d’associer les différentes composantes de la société au dialogue national consacré à la paix, à la cohésion nationale et à la refondation de l’État.
Pour illustrer cette orientation, Sama Lukonde a cité le Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T), présenté comme un instrument de rapprochement de l’action publique avec les populations.
« Le PDL-145T traduit la volonté résolue du Chef de l’État de rapprocher l’action publique des populations et d’assurer un développement plus équitable », a-t-il déclaré, y voyant une expression concrète de la solidarité nationale.
Le président du Sénat a également défendu plusieurs mesures sociales, notamment la création d’un ministère dédié aux personnes vivant avec handicap, la loi portant protection et promotion de leurs droits, la gratuité de l’enseignement ainsi que la couverture santé universelle, avec la gratuité de la maternité.
Inclusion, ressources minières et emploi des jeunes
Sur le terrain économique, l’intervention congolaise a mis l’accent sur la gestion des retombées minières au profit des communautés locales et sur la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes.
Sama Lukonde a notamment évoqué la redevance minière destinée aux communautés et les mécanismes citoyens de suivi de sa gestion. Il a aussi cité la loi sur les start-up, le Fonds de garantie de l’entrepreneuriat et le Fonds spécial pour la promotion des jeunes.
L’Est au cœur du plaidoyer sécuritaire
La situation sécuritaire dans l’Est a finalement constitué le point culminant de son intervention. Le président du Sénat a appelé ses homologues parlementaires à soutenir les efforts visant à mettre fin à la crise et à obtenir le retrait des forces rwandaises du territoire congolais.
Au nom du Parlement congolais, il a demandé « le retrait des troupes rwandaises et l’arrêt de leur soutien au groupe terroriste AFC/M23 », en référence à la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, à l’Accord de paix de Washington, à la Déclaration de principes de Doha et au processus de l’Union africaine.
« Pour la RDC, la paix à l’Est n’est pas une option, c’est une exigence fondamentale », a martelé Jean-Michel Sama Lukonde, plaçant ainsi la solidarité parlementaire internationale au cœur du plaidoyer congolais à l’UIP.
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