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Kinshasa
1 novembre, 2026 - 18:09:56
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Corridor de Lobito : la RDC exige une feuille de route et des indicateurs précis

Le corridor de Lobito entre dans une nouvelle phase où les engagements doivent désormais se traduire par des réalisations mesurables. À Lusaka, la RDC, l’Angola, la Zambie, la Banque mondiale et leurs partenaires ont réaffirmé leur volonté d’accélérer la mise en œuvre du Plan directeur commun, avec un accent sur les infrastructures ferroviaires, routières, énergétiques et frontalières. Kinshasa plaide surtout pour une feuille de route assortie d’indicateurs précis afin de mesurer, étape après étape, les progrès accomplis. Le ministre d’État au Plan, Guylain Nyembo, a insisté sur une gouvernance coordonnée entre les trois pays, tandis que le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a appelé à mieux articuler les financements et les capacités d’absorption. La mobilisation annoncée de 2 milliards d’euros par l’Union européenne, dont 500 millions d’euros de subventions, renforce les attentes autour d’un corridor appelé à soutenir la transformation locale, le commerce régional et la création d’emplois.

La deuxième réunion de coordination de haut niveau sur le corridor de Lobito s’est achevée mardi 6 octobre à Lusaka sur un appel de la RDC à passer des engagements aux résultats mesurables. Kinshasa veut désormais une feuille de route commune assortie d’indicateurs précis pour suivre l’exécution des projets et accélérer la transformation du corridor en axe économique régional.

La RDC, l’Angola, la Zambie, la Banque mondiale et plusieurs partenaires ont réaffirmé leur volonté d’avancer selon un Plan directeur commun. Les travaux ont porté sur la levée des obstacles administratifs aux frontières, la fluidification des échanges, l’implication des PME et la création d’emplois.

Pour le ministre d’État au Plan et à l’Aide au développement, Guylain Nyembo, la gouvernance constitue un enjeu central. Kinshasa souhaite que les trois pays travaillent dans « une cohérence totale », et une mesure régulière des avancées.

La RDC entend engager les réformes nécessaires à l’harmonisation du Plan directeur commun.

Infrastructures et transformation locale

La rencontre a mis l’accent sur les infrastructures énergétiques, ferroviaires et routières. L’objectif est de favoriser la transformation locale des minerais et des produits agricoles.

Les postes frontaliers à arrêt unique figurent aussi parmi les priorités. « Nous ne parlons plus de la route, nous parlons plutôt du corridor économique pour la région », a relevé le ministre.

Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a salué la mobilisation annoncée de 2 milliards d’euros par l’Union européenne, dont 500 millions d’euros de subventions. Il a appelé à réserver une partie des ressources au renforcement des capacités.

Kinshasa veut désormais une évaluation concrète de l’avancement du corridor. Julien Paluku a plaidé pour que les prochaines réunions s’appuient sur des données vérifiables : kilomètres de rails conçus, personnes formées ou volumes de marchandises transportés.

« Il faudrait déjà que se fixent des indicateurs », a-t-il insisté, estimant que les prochaines rencontres doivent permettre de constater des réalisations plutôt que de revenir sur les tâches à accomplir.

L’objectif est d’en faire un levier durable pour les économies des trois pays, à travers le commerce régional, la transformation locale et l’emploi.

Pitshou Mulumba