À Arusha, le sénateur Moïse Ekumbo Longulu a porté la voix de la jeunesse congolaise au Forum des Jeunes Parlementaires de l’Union interparlementaire (UIP), en marge de la 153e Assemblée de l’organisation. Membre de la délégation du président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, il a placé la guerre dans l’Est, l’emploi des jeunes et le dialogue national au cœur de son intervention, tout en défendant la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi fondée sur la formation, l’entrepreneuriat et l’espoir.
La question de la jeunesse congolaise s’est invitée au cœur des échanges du Forum des Jeunes Parlementaires de l’Union interparlementaire. Membre de la délégation conduite par le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, le sénateur Moïse Ekumbo Longulu a livré un plaidoyer centré sur les conséquences de la guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo et les réponses à apporter à une génération durement éprouvée par des décennies de conflit.
Dans une intervention à forte portée politique, l’élu de la Tshuapa a établi un lien direct entre la situation sécuritaire, les perspectives d’avenir des jeunes et la nécessité de renforcer les mécanismes de paix. Il a notamment rappelé que, depuis trois décennies, la jeunesse figure parmi les premières victimes des violences qui affectent particulièrement l’Est du pays.
Son intervention s’est appuyée sur les rapports des Nations unies faisant état de graves violations des droits humains dans les zones touchées par les affrontements, mettant ainsi la communauté parlementaire internationale face à la nécessité de protéger davantage les jeunes générations.
Formation et emploi plutôt que recrutement
Au-delà du constat sécuritaire, Moïse Ekumbo a insisté sur les réponses que les pouvoirs publics doivent apporter au désœuvrement des jeunes, susceptible de favoriser leur enrôlement par les groupes armés.
Pour le sénateur, la réponse de Kinshasa repose avant tout sur la formation, l’accès à l’emploi, l’entrepreneuriat et la responsabilisation. Une orientation qu’il rattache à la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi, qui entend faire de la jeunesse un acteur du développement national.
Il a notamment cité le Fonds de garantie de l’entrepreneuriat au Congo (FOGEC) et le programme présidentiel « Debout Jeunes Congolais » parmi les instruments destinés à favoriser l’autonomisation économique et sociale des jeunes.
Cette approche vise à déplacer le débat : face aux risques de manipulation et de recrutement dans les groupes armés, l’action publique doit offrir des perspectives concrètes d’insertion et de réussite.
Le dialogue national comme voie de cohésion
Le sénateur a également établi un lien entre la situation sécuritaire et l’initiative présidentielle en faveur d’un dialogue national consacré à la paix et à la cohésion.
Pour Moïse Ekumbo, les jeunes doivent occuper une place importante dans ce processus, compte tenu de leur poids démographique et de leur rôle dans l’avenir du pays. « Il n’y a pas d’avenir sans paix », a-t-il souligné, présentant le dialogue comme l’une des voies susceptibles de renforcer la cohésion et l’inclusion sociale.
Dans cette perspective, la jeunesse ne devrait pas seulement être considérée comme bénéficiaire des politiques publiques, mais également comme une composante à part entière des mécanismes de prévention des conflits, de reconstruction et de consolidation de la paix.
L’intervention du sénateur congolais a enfin comporté une dimension diplomatique. Moïse Ekumbo a salué le mandat de Tulia Ackson à la tête de l’UIP, alors que les travaux de la 153e Assemblée se tiennent à Arusha, en Tanzanie.
Cette marque de considération envers la présidente de l’organisation parlementaire internationale et le pays hôte s’inscrit dans l’espr

