Kinshasa hausse ses exigences face aux efforts de médiation pour mettre fin à la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. Le gouvernement congolais attend désormais des avancées concrètes et vérifiables dans l’application des accords de paix, notamment ceux issus des processus de Washington et de Doha. Vendredi 9 octobre, le président Félix Tshisekedi a reçu le Panel des facilitateurs de l’Union africaine (UA), en mission de consultation de 72 heures à Kinshasa. Les échanges ont porté sur la coordination des initiatives diplomatiques et leur traduction en résultats tangibles sur le terrain. En parallèle, la délégation africaine a consulté la ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, puis une délégation gouvernementale conduite par le vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, Jacquemain Shabani.
La République démocratique du Congo entend placer l’application effective des accords au cœur des efforts diplomatiques pour résoudre la crise sécuritaire dans l’Est. Le président Félix Tshisekedi a reçu, vendredi 9 octobre à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa, le Panel des facilitateurs de l’Union africaine (UA), en mission de consultation de 72 heures dans le pays. Les discussions ont notamment porté sur les processus de paix de Washington et de Doha, ainsi que sur les moyens de renforcer leur coordination et leur mise en œuvre sur le terrain.
Cette rencontre s’inscrit dans une série de consultations engagées par la délégation africaine auprès des principaux acteurs concernés par le conflit. Avant cette audience présidentielle, les facilitateurs ont échangé avec la ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, puis participé à une séance de travail avec une délégation gouvernementale conduite par le vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, Jacquemain Shabani.
Une médiation axée sur les engagements
Composé de quatre personnalités africaines, le Panel intervient sur plusieurs dimensions de la crise. L’ancienne présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde est chargée des questions humanitaires, de la protection des civils et du retour des déplacés. L’ancien président kényan Uhuru Kenyatta supervise le volet militaire, la cessation des hostilités et le dialogue avec les groupes armés.
L’ancienne présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza intervient sur la réconciliation, l’implication de la société civile et l’inclusivité du processus, tandis que l’ancien chef d’État botswanais Mokgweetsi Masisi s’occupe de l’intégration économique régionale et de la gouvernance des ressources naturelles.
Au cours des échanges avec les autorités congolaises, la nécessité de consolider les initiatives diplomatiques en cours a occupé une place centrale. Les processus de Washington, axé sur les relations entre la RDC et le Rwanda, et de Doha, consacré aux négociations entre Kinshasa et l’AFC/M23, constituent deux cadres majeurs des efforts de règlement du conflit. Leur articulation demeure un enjeu important pour faire progresser les engagements pris.
Kinshasa mise sur une application vérifiable
Le chef de l’État a réaffirmé l’engagement de la RDC dans les démarches diplomatiques, tou

