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Kinshasa
11 octobre, 2026 - 17:57:53
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Le marché boursier congolais en quête de garanties avant son lancement

Le développement du marché boursier congolais passe par des garanties juridiques solides, une régulation cohérente et une coordination rigoureuse des institutions financières. Lors de la 100ᵉ réunion du Conseil des ministres, vendredi 9 octobre à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement de préparer les mécanismes nécessaires à l’opérationnalisation de ce marché, afin de protéger les investisseurs, prévenir les conflits de compétences et mobiliser l’épargne au service de l’économie nationale.

La République démocratique du Congo entend se doter d’un marché boursier moderne, capable de diversifier le financement de son économie et de réduire sa dépendance au crédit bancaire. C’est dans cette perspective que Félix Tshisekedi a consacré une partie de sa communication à la 100ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres, tenue vendredi 9 octobre 2026 à la Cité de l’Union africaine, à la sécurisation du cadre juridique et institutionnel des marchés financiers.

Le chef de l’État a insisté sur la nécessité de préserver les acquis de la loi relative aux marchés boursiers, qui prévoit notamment la création d’une Autorité des marchés financiers et organise le développement d’un marché des valeurs mobilières ainsi que d’une bourse de marchandises.

Cette réforme constitue une étape importante pour mobiliser davantage l’épargne nationale et attirer les capitaux internationaux vers les investissements productifs. Sa réussite dépend toutefois de la clarté des règles, de la fiabilité des mécanismes de contrôle et de la confiance des opérateurs économiques.

Prévenir les conflits de compétences

Félix Tshisekedi a salué l’initiative du ministre des Finances, qui a mis en place le Comité d’opérationnalisation du marché boursier. Il a néanmoins souligné l’importance d’une articulation précise des compétences entre les institutions concernées, notamment en matière d’agrément, de supervision prudentielle des établissements de crédit et de régulation des activités boursières.

Sous la coordination de la Première ministre, Judith Suminwa, le gouvernement est appelé à veiller à ce que les mesures d’application répondent aux exigences techniques et opérationnelles, sans compromettre la sécurité juridique ni freiner le développement du marché.

Le président de la République a également demandé d’examiner, si nécessaire, la préparation d’une convention-cadre de coopération entre la Banque centrale du Congo (BCC) et l’Autorité des marchés financiers. Ce mécanisme devra préciser les modalités d’échange d’informations, de coordination des contrôles et des sanctions, ainsi que les dispositions destinées à préserver la stabilité financière.

L’opérationnalisation du marché boursier exige, en outre, la disponibilité préalable des principaux textes réglementaires et mécanismes institutionnels. Pour le chef de l’État, cette préparation doit permettre d’éviter les chevauchements d’attributions et de garantir un fonctionnement transparent et crédible du futur marché.

« Notre ambition est de doter la République Démocratique du Congo d’un marché financier moderne, crédible, sécurisé et robuste, fondé sur la transparence, la confiance des investisseurs et le respect des standards internationaux », a déclaré Félix Tshisekedi.

Le président a souligné que cette infrastructure financière doit contribuer durablement à la diversification des sources de financement et au développement économique et social du pays.

Au-delà de la mise en place des structures, l’enjeu est désormais de réunir les garanties réglementaires et institutionnelles nécessaires pour transformer cette réforme en levier effectif d’investissement et de croissance.

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