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Kinshasa
13 octobre, 2026 - 20:20:15
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Samuel Mbemba alerte l’UA sur le plan d’escalade des violences de Kagame et Kabila dans l’Est de la RDC

À Dakar, le ministre congolais des Droits humains, Samuel Mbemba, a dénoncé, lundi 12 octobre, les visées de Paul Kagame et de Joseph Kabila, à la tête d’une stratégie d’escalade des violences dans l’Est de la RDC. Devant la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), il a alerté sur l’imminence d’une nouvelle flambée de violences, annoncée, selon lui, par le discours de l’ancien président congolais du 9 octobre. Il appelle l’Union africaine à une mobilisation ferme pour protéger les populations civiles.

La République démocratique du Congo a plaidé pour une mobilisation accrue des institutions africaines face à la persistance des violations des droits humains dans sa partie orientale. Participant à la 89e session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), à Dakar, au Sénégal, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, a mis en garde contre une possible intensification des violences attribuées au Rwanda et aux groupes armés qui lui sont présentés comme alliés par Kinshasa.

« Je profite de cette tribune pour alerter l’Union africaine sur l’intention du Rwanda et de ses supplétifs de l’AFC/M23 d’accentuer bientôt les violences à l’Est de mon pays », a déclaré le ministre, lundi 12 octobre 2026, en réaction à la déclaration du président de la CADHP sur la situation des droits humains en RDC.

Pour Samuel Mbemba, le discours prononcé le 9 octobre par Joseph Kabila constitue un signal préoccupant. Il reproche à l’ancien chef de l’État de n’avoir pas évoqué l’agression rwandaise, les massacres, les violences sexuelles, l’exploitation des enfants ni le pillage des ressources minières congolaises.

Le ministre a estimé que cette prise de parole constituait « un appel à la violence et une annonce de l’escalade des violences », dont les populations civiles, particulièrement les femmes, les enfants et les personnes âgées, seraient les premières victimes.

Samuel Mbemba a également rappelé les sanctions américaines annoncées contre Joseph Kabila le 30 avril 2026. Selon les griefs qu’il a exposés devant la Commission, Washington lui reproche notamment un soutien financier et logistique au M23 et à l’Alliance Fleuve Congo (AFC), ainsi que des démarches visant à encourager des désertions au sein des Forces armées de la RDC. Ces accusations sont contestées et doivent être distinguées des faits judiciairement établis.

Le ministre a par ailleurs évoqué la condamnation de l’ancien président par la Haute Cour militaire, le 30 septembre 2025, pour étayer son argumentaire sur les risques sécuritaires et leurs conséquences sur les droits fondamentaux.