La riposte contre la 17e épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo bénéficie d’un soutien financier supplémentaire de 93 millions de dollars américains de la Banque mondiale, tandis que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) salue les progrès enregistrés sur le terrain. Entre renforcement des capacités sanitaires, surveillance épidémiologique et mobilisation communautaire, les partenaires entendent accélérer le contrôle de l’épidémie liée à la souche Bundibugyo.
L’Organisation mondiale de la santé a salué les avancées enregistrées dans la lutte contre la 17e épidémie d’Ebola qui sévit dans l’est de la République démocratique du Congo, a appris mercredi l’Agence congolaise de presse auprès de cette organisation.
Arrivé à Kinshasa en provenance de Genève via Paris, Janabi Mohamed, directeur régional de l’OMS, a exprimé sa volonté d’évaluer les interventions engagées avec les autorités congolaises et leurs partenaires, tout en soulignant l’importance de l’implication des communautés dans la maîtrise de la maladie.
« Je suis venu en République démocratique du Congo pour voir le travail réalisé par les partenaires sous le leadership du gouvernement pour la réponse à la maladie à virus Ebola, souche Bundibugyo », a-t-il déclaré.
Le responsable de l’organisation onusienne a également insisté sur la nécessité d’écouter les populations affectées et de renforcer les échanges avec elles afin d’orienter les prochaines étapes de la riposte. « Je pense qu’il y a des progrès », a-t-il affirmé, évoquant l’évaluation de la réponse et les moyens de progresser dans le contrôle de l’épidémie.
93 millions USD supplémentaires pour la riposte
En parallèle, le Groupe de la Banque mondiale a annoncé une enveloppe additionnelle de 93 millions de dollars destinée à intensifier la lutte contre Ebola en RDC et à améliorer la préparation sanitaire des pays voisins. Sur ce montant, 80 millions USD sont affectés à la riposte nationale, tandis que 13 millions USD doivent soutenir les pays limitrophes et les institutions régionales dans la prévention et la gestion des urgences sanitaires.
Avec cette nouvelle contribution, les engagements cumulés de la Banque mondiale en faveur de la riposte atteignent 426,6 millions de dollars, selon les informations communiquées par l’institution.
Les appuis déjà déployés dans le cadre du programme régional de préparation, de riposte et de résilience face aux urgences sanitaires ont notamment permis de renforcer les capacités de diagnostic et la surveillance épidémiologique. Ils comprennent la livraison de 104 plateformes de diagnostic Radione, de 70 000 tests destinés à détecter la souche Bundibugyo, ainsi que de 340 tonnes de médicaments et d’équipements médicaux.
Des véhicules ont également été financés pour améliorer les capacités opérationnelles des équipes de surveillance et d’intervention.
Au-delà des soins, le financement vise à atténuer les conséquences socioéconomiques de l’épidémie, notamment en préservant les moyens de subsistance des ménages et en favorisant la continuité de la scolarité dans des conditions sûres. La coordination entre les autorités, les partenaires sanitaires et les communautés demeure ainsi déterminante pour consolider les progrès et limiter la propagation du virus.
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