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Kinshasa
14 octobre, 2026 - 21:19:09
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Éric Kamba propose une allocution au chef de l’Etat pour rassurer | Face à Kabila, quelle réponse de Tshisekedi ?

Face aux inquiétudes liées aux risques de déstabilisation et à la conquête du pouvoir par les armes, le géostratège et analyste des relations internationales Éric Kamba soumet au débat public un projet d’allocution destiné au président Félix Tshisekedi. Ce texte, rédigé à titre de contribution indépendante, vise à rassurer les Congolais et à réaffirmer la défense des institutions, la souveraineté nationale et l’ordre constitutionnel. L’auteur y préconise notamment le renforcement de la protection des populations, une communication publique plus régulière et un dialogue politique exempt de toute contrainte armée. Il insiste également sur le respect des libertés publiques, la protection des civils et la responsabilité des dirigeants. Il convient de préciser que cette allocution est une proposition formulée par Éric Kamba et ne correspond pas à un discours effectivement prononcé par Félix Tshisekedi.

Congolaises, Congolais,

Mes chers compatriotes,

Je m’adresse à vous parce que je connais vos inquiétudes. Après tant d’années de violences, de déplacements et de sacrifices, vous aspirez à vivre en sécurité, à travailler, à élever vos enfants et à construire votre avenir.

Les dernières déclarations de l’ancien président Joseph Kabila et son engagement à la tête du Front pour la refondation de la nation suscitent des interrogations légitimes. Vous attendez de votre Président une parole claire et une conduite responsable.

Cette parole, la voici : la République démocratique du Congo n’est la propriété d’aucun homme. Son avenir appartient au peuple congolais. Aucun ancien président, aucun groupe armé, aucun soutien extérieur ne peut s’arroger le droit de décider à sa place.

À Joseph Kabila, je veux répondre directement.

Vous affirmez que le Congo est en péril et qu’il faut le sauver. Mais on ne sauve pas un pays en exposant ses habitants à une nouvelle guerre. On ne protège pas la République en réunissant des forces qui combattent ses institutions. On ne restaure pas la souveraineté nationale en s’associant à une rébellion soutenue de l’extérieur.

Le salut du Congo ne peut servir de justification à la reconquête du pouvoir par les armes.

Vous avez dirigé ce pays pendant dix-huit ans. Vous avez exercé les plus hautes responsabilités et disposé des moyens de l’État. Vous avez donc un bilan à expliquer aux Congolais, des décisions à assumer et des questions auxquelles répondre.

Les difficultés d’aujourd’hui ne vous dispensent pas de rendre compte de votre propre exercice du pouvoir. Elles ne vous confèrent surtout aucun mandat pour imposer au pays une nouvelle aventure armée.

Les Congolais ont le droit de demander ce que ces dix-huit années ont produit pour leur sécurité, leurs institutions et leurs conditions de vie. Ils ont le droit d’exiger la transparence sur la gestion des ressources publiques et la responsabilité de ceux qui les ont gouvernés.

Un discours de salut national ne suffit pas à répondre à ces questions.

Je le dis avec la gravité qu’impose ma fonction : avoir été président ne donne aucun droit de reprendre l