L’Association pour la protection des droits de l’enfant et de la femme vulnérable (APDEF) signale des incursions présumées des ADF dans plusieurs villages et champs de la chefferie de Babila-Babombi, en territoire de Mambasa. Son coordonnateur territorial, Ram’s Malikidogo, appelle les autorités civiles et militaires à intervenir pour protéger les populations et restaurer l’autorité de l’État.
L’Association pour la protection des droits de l’enfant et de la femme vulnérable (APDEF) tire la sonnette d’alarme face à la présence signalée d’éléments des Forces démocratiques alliées (ADF) dans la chefferie de Babila-Babombi, groupement de Babila Teturi, en territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri. Dans une alerte lancée jeudi 15 octobre 2026, son coordonnateur territorial, Ram’s Malikidogo, appelle les autorités civiles et militaires à intervenir rapidement pour protéger les populations locales.
Selon les informations rapportées par l’APDEF, depuis près d’un mois, des habitants de Masikida, Ngumbari, Seseo et Kabungwe signalent des incursions d’hommes présentés comme des ADF dans leurs villages et leurs champs. Ces derniers chercheraient notamment à sensibiliser les communautés autour de leurs « jetons », une pratique qui, selon l’organisation, s’inscrirait dans une tentative d’imposer leur autorité aux populations.
Le cas le plus récent aurait été signalé à Seseo, dans les champs de M. Kapangala, où les assaillants auraient également été aperçus sur les terres de plusieurs notables, dont celles du député Roges et de Munduwandi. Ils y auraient tenu des discours de propagande, selon les informations communiquées par l’association.
L’APDEF réclame le rétablissement de l’autorité de l’État
Cette situation rappelle, selon l’organisation, des faits similaires précédemment signalés à Elake, Sitarudi, Makokou et Mapondo, où des éléments attribués aux ADF auraient tenté d’imposer leurs propres règles.
Face à cette évolution, Ram’s Malikidogo s’interroge sur la capacité des autorités à empêcher l’installation de pratiques susceptibles de concurrencer l’autorité publique. « Les autorités doivent imposer l’autorité de l’État pour sauver cette population prise en otage », plaide-t-il.
L’APDEF exhorte ainsi les autorités civiles et militaires à prendre des mesures urgentes pour mettre un terme aux intimidations présumées et renforcer la protection des communautés concernées.
L’organisation estime qu’une réponse coordonnée est nécessaire pour rassurer les habitants, prévenir une aggravation de la situation sécuritaire et garantir une présence effective de l’État dans cette partie du territoire de Mambasa.
Justin Mupanya, correspondant au Nord-Kivu

