Face à ce qu’elle considère comme une menace grave contre la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC, la Fédération américaine de l’UDPS/Tshisekedi hausse le ton et appelle à une mobilisation sans concession derrière les institutions républicaines. Dans une déclaration au ton offensif, elle dénonce les soutiens du Rwanda à l’AFC/M23, exprime ses inquiétudes sur le rôle de l’ancien président Joseph Kabila à la tête du FRN et prévient qu’aucun dialogue national ne saurait justifier la capitulation, l’impunité ou la légitimation de la violence armée.
DÉCLARATION POLITIQUE D’ENGAGEMENT ET DE MOBILISATION
Pour la défense de la souveraineté nationale, le soutien aux institutions républicaines et le rétablissement d’une paix durable en RDC
Nous, membres, militantes, militants et cadres de l’UDPS/Tshisekedi au sein de la Fédération des États-Unis d’Amérique, sous la direction de la Docteure Rachel Lokanga, réaffirmons notre soutien politique à Son Excellence Monsieur Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République démocratique du Congo, ainsi que notre détermination à défendre l’unité nationale, l’intégrité territoriale et les institutions républicaines.
Face à la persistance du conflit armé dans l’Est du pays et aux souffrances de nos compatriotes, nous affirmons que l’heure exige une position politique claire, un engagement patriotique conséquent et une mobilisation responsable de toutes les forces attachées à la souveraineté de la République.
1. LA SOUVERAINETÉ NATIONALE : UNE LIGNE ROUGE
Nous condamnons avec la plus grande fermeté toute agression contre la République démocratique du Congo, tout appui aux groupes armés qui combattent les institutions républicaines et toute complicité, nationale ou étrangère, dans les violences infligées aux populations civiles.
Nous dénonçons les soutiens militaires et logistiques attribués au Rwanda en faveur de la rébellion de l’AFC/M23. Nous exprimons également notre profonde préoccupation face à la prise de leadership de l’ancien Président Joseph Kabila à la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN), coalition politico-militaire annoncée comme succédant à l’AFC et regroupant des forces associées à l’AFC/M23.
Nous considérons qu’un ancien Chef de l’État porte une responsabilité politique particulière envers la Nation. Toute implication dans une entreprise armée dirigée contre les institutions de la République doit être examinée avec rigueur et, lorsque les faits sont établis, donner lieu aux suites judiciaires prévues par la loi.
Nous adressons un avertissement politique ferme à tout Congolais, sans distinction de province, de communauté ou d’appartenance politique : nul ne peut servir les intérêts d’une puissance étrangère au détriment de la souveraineté nationale, ni contribuer à une entreprise armée qui expose ses compatriotes à la mort, sans s’exposer aux conséquences légales de ses actes. La patrie doit demeurer au-dessus des ambitions personnelles, des calculs de pouvoir et des alliances de circonstance.
2. DIALOGUE NATIONAL : LA PAIX SANS CAPITULATION
Nous soutenons un dialogue national sincère, inclusif et orienté vers des résultats concrets. Toutefois, aucun processus de concertation ne saurait légitimer les conquêtes territoriales par les armes, effacer les responsabilités ou sacrifier les victimes à des arrangements politiques.
Nous interpellons le Gouvernement des États-Unis d’Amérique, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC), afin qu’ils contribuent, chacun dans le cadre de ses responsabilités, à une solution respectueuse de la souveraineté congolaise, de l’intégrité territoriale et de la protection des populations civiles.
Nous attendons de nos partenaires internationaux et des acteurs engagés dans la médiation une position cohérente avec les principes de paix, de justice et de respect de la souveraineté des États.
Notre position est sans ambiguïté : nous soutenons le dialogue, mais refusons la légitimation de la violence ; n

