Le retour volontaire des réfugiés congolais établis en République du Congo a été au centre de la sixième session tripartite tenue du 20 au 22 octobre à Brazzaville entre la République démocratique du Congo (RDC), la République du Congo et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Les échanges ont porté sur les conditions de sécurité, de dignité et de réintégration durable, avec l’ambition de dégager des résolutions concrètes en faveur des personnes concernées.
La République démocratique du Congo, la République du Congo et le HCR ont consacré trois jours de concertation à la situation des réfugiés congolais présents sur le territoire congolais voisin. Organisée du 20 au 22 octobre à Brazzaville, la sixième session tripartite visait à examiner les conditions nécessaires à leur retour volontaire et durable en RDC, selon un communiqué du ministère congolais de l’Intérieur.
« Ces travaux permettront aux experts des trois parties d’examiner la situation des réfugiés congolais présents en République du Congo ainsi que les conditions nécessaires à leur retour volontaire et durable en RDC », indique le communiqué.
Les discussions ont notamment mobilisé des représentants de la Commission nationale pour les réfugiés (CNR), avec la participation du gouverneur de la province du Maï-Ndombe. Cette province figure parmi les territoires d’origine de ressortissants ayant trouvé refuge de l’autre côté du fleuve Congo.
Des garanties de sécurité et de dignité exigées
Prenant la parole au nom de Jacquemain Shabani, vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Ève Bazaïba a appelé à des résultats concrets au bénéfice des réfugiés.
Selon la source officielle, elle a réaffirmé l’engagement du gouvernement congolais à accompagner et à soutenir leur retour volontaire, dans des conditions garantissant « leur sécurité, leur dignité et le respect de leurs droits fondamentaux ».
Cette position place la protection des personnes au cœur du processus, au-delà de la seule organisation du déplacement vers le territoire national. La réussite du rapatriement dépend également de la capacité à garantir aux personnes concernées un environnement sûr et des perspectives de réinstallation.
Les échanges ont également porté sur les mécanismes d’accompagnement et de réintégration nécessaires pour rendre le retour durable. L’objectif est de favoriser la reprise de la vie des réfugiés dans leurs communautés d’origine et de limiter les risques qui pourraient compromettre leur réinstallation.
Cette sixième session tripartite a ainsi offert à Kinshasa, Brazzaville et au HCR un cadre de coordination pour rechercher des solutions concertées à la situation des réfugiés congolais. Les autorités entendent conjuguer le principe du retour volontaire avec les exigences de protection, de respect des droits fondamentaux et de pérennité de la réintégration.
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