La République démocratique du Congo (RDC) appelle les États d’Afrique centrale à traduire leurs engagements en mesures concrètes pour accélérer la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). À Brazzaville, jeudi 22 octobre 2026, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a plaidé pour une implication politique renforcée, la mobilisation des ministres des Finances et une meilleure information des opérateurs économiques, notamment des femmes et des jeunes.
La mise en œuvre effective de la ZLECAf en Afrique centrale exige une volonté politique affirmée et une coordination accrue entre les gouvernements. C’est le message défendu par le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku, lors de la deuxième journée de la conférence régionale SA-ZLECAf, organisée jeudi à Brazzaville autour de l’implication des femmes et des jeunes dans le développement du commerce intra-africain.
S’exprimant au nom de la RDC, le ministre a insisté sur la nécessité d’associer davantage les ministères des Finances au processus de domestication des concessions tarifaires. Cette démarche doit permettre aux États d’intégrer les engagements commerciaux dans leurs dispositifs nationaux et d’accélérer l’application effective de l’accord continental.
Vulgariser les avantages du commerce intra-africain
Julien Paluku a également appelé les pays membres et les partenaires techniques et financiers à intensifier la vulgarisation des avantages de la ZLECAf auprès des opérateurs économiques. L’objectif est de favoriser une meilleure appropriation de cet instrument d’intégration et de stimuler les échanges de biens et de services entre les pays africains.
Cette sensibilisation apparaît particulièrement importante pour les femmes et les jeunes entrepreneurs, dont la participation active figure au cœur des travaux de cette conférence régionale. Leur accès aux marchés, aux débouchés commerciaux et aux opportunités d’affaires constitue un enjeu pour élargir la base des bénéficiaires de l’intégration économique.
Digitalisation et infrastructures au centre des débats
De leur côté, les ministres du Commerce du Congo-Brazzaville, de l’Angola, du Tchad et de la Guinée équatoriale ont souligné l’importance de la digitalisation des procédures commerciales. Ils ont notamment plaidé pour la réduction des coûts, des délais et des obstacles administratifs qui entravent les échanges dans la sous-région.
La modernisation des infrastructures a également été présentée comme une condition essentielle pour faciliter la circulation des marchandises et renforcer les connexions entre les économies d’Afrique centrale. Ces priorités traduisent la nécessité de compléter les engagements réglementaires par des mesures opérationnelles susceptibles d’améliorer les conditions du commerce transfrontalier.
En marge de ces échanges, la RDC a obtenu l’organisation de la prochaine conférence régionale SA-ZLECAf, selon le ministère du Commerce extérieur. Kinshasa entend ainsi poursuivre les discussions sur la stimulation du commerce des marchandises et des services, ainsi que sur le développement de l’entrepreneuriat féminin et des jeunes en Afrique centrale.
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