La République démocratique du Congo entend mieux convertir ses ressources naturelles et son potentiel commercial en richesses, en emplois et en amélioration des conditions de vie. Le vice-Premier ministre chargé de l’Économie nationale, Daniel Mukoko, a ouvert, jeudi 22 octobre à Kinshasa, l’atelier de validation technique de la politique sectorielle de son ministère pour 2026-2030. Avec l’appui annoncé du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), cette feuille de route repose sur cinq axes : stimuler la production nationale, valoriser les espaces productifs et commerciaux, réguler le marché intérieur, formaliser les activités informelles et renforcer les capacités institutionnelles. L’enjeu est de dépasser la résilience économique pour s’attaquer à la pauvreté, à l’insécurité alimentaire et à la dépendance aux importations, grâce à des réformes assorties d’objectifs mesurables, d’un financement réaliste et d’un mécanisme de suivi-évaluation.
Le ministère de l’Économie nationale veut se doter d’un cadre stratégique pour orienter ses réformes et mesurer leurs effets sur l’économie congolaise. C’est dans cette perspective que le vice-Premier ministre, Daniel Mukoko Samba, a procédé, jeudi 22 octobre 2026, à l’ouverture de l’atelier de validation technique de la politique sectorielle 2026-2030. Les travaux se sont tenus au Salon rouge de l’Immeuble du Gouvernement, à Kinshasa, en présence de responsables de l’administration publique, d’experts et de partenaires techniques et financiers, dont le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
Dans son allocution, le patron de l’Économie nationale a relevé le contraste entre les importantes ressources naturelles de la RDC, l’étendue de son marché intérieur et la persistance de la pauvreté au sein de la population. S’il a reconnu la résilience de l’économie congolaise, il a insisté sur la nécessité de dépasser ce constat pour obtenir des changements tangibles.
« Le défi qui est le nôtre, ce n’est pas de nous contenter de cette résilience, mais de passer à une autre échéance », a déclaré Daniel Mukoko Samba, appelant à mieux convertir les potentialités du pays en richesses et en bénéfices concrets pour les Congolais.
Le vice-Premier ministre a notamment mis en avant l’amélioration de la connectivité du territoire et la formalisation accrue des activités économiques comme des leviers susceptibles de soutenir la croissance. Cette orientation vise également à contribuer à la réduction de l’extrême pauvreté, de l’insécurité alimentaire et de la dépendance alimentaire, tout en renforçant la souveraineté alimentaire du pays.
Cinq axes pour structurer les réformes
La politique sectorielle 2026-2030 s’articule autour de cinq axes complémentaires. Le premier porte sur la promotion de la production nationale, avec pour objectif de renforcer les capacités des entreprises locales, de stimuler la création de richesses et de favoriser l’emploi.
Le deuxième concerne le développement et la valorisation des espaces productifs et commerciaux. Il vise à améliorer les conditions de production ainsi que la circulation des biens sur le territoire national.
Le troisième axe est consacré à la régulation et à l’organisation du marché intérieur. Il prévoit notamment une meilleure disponibilité des donné

