L’Alliance des démocrates chrétiens du Congo (Aldec) met en garde contre toute initiative politico-militaire susceptible de menacer la paix et l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo. Face à la création d’un mouvement politico-militaire porté par l’ancien président Joseph Kabila, ce parti, membre de l’Union sacrée de la Nation, appelle les Congolais à privilégier les mécanismes démocratiques, le dialogue et la voie des urnes. La formation politique de la députée nationale Adèle Kayinda condamne le recours aux armes comme moyen de conquête du pouvoir et réaffirme son soutien aux institutions légalement établies, au président Félix Tshisekedi ainsi qu’aux Forces armées de la RDC et aux Wazalendo engagés dans la défense de la souveraineté nationale.
L’Alliance des démocrates chrétiens du Congo (Aldec) appelle à la vigilance face aux initiatives politiques susceptibles de compromettre la stabilité de la République démocratique du Congo. Dans une déclaration politique, cette formation de la députée nationale Adèle Kayinda condamne toute entreprise insurrectionnelle et met en garde contre les discours belliqueux, dans le contexte de la création d’un mouvement politico-militaire porté par l’ancien président Joseph Kabila.
« ALDEC appelle le peuple congolais à faire preuve de patriotisme, de vigilance citoyenne et de responsabilité. Il l’invite à rejeter toute entreprise insurrectionnelle et toute rhétorique belliqueuse susceptible d’aggraver les divisions, de compromettre la paix ou de menacer l’unité nationale », indique le document.
Le parti condamne également le recours à la force, à la subversion et à la violence armée comme moyens d’accéder au pouvoir ou de remettre en cause l’ordre constitutionnel. Pour cette formation membre de l’Union sacrée de la Nation (USN), les ambitions politiques doivent s’exprimer dans le respect des lois et des institutions de la République.
« Aucune ambition politique ne saurait justifier le recours aux armes, la déstabilisation des institutions ou la mise en danger de la vie des citoyens », souligne la déclaration.
La refondation dans le cadre républicain
L’ALDEC estime que la démocratie repose sur le respect des règles établies, la liberté d’expression, la participation citoyenne et la reconnaissance de la souveraineté populaire. Il plaide ainsi pour des mécanismes démocratiques plutôt que pour la confrontation armée.
Selon le parti, la refondation de la nation congolaise doit s’appuyer sur la consolidation de l’État, le renforcement des institutions, la promotion de la justice et l’amélioration des conditions de vie de la population. Elle doit également préserver l’État de droit, le pacte républicain et la dignité humaine.
« Elle doit se construire par le dialogue, la voie des urnes et la consolidation de la paix, et non par un quelconque compromis avec les forces négatives qui endeuillent les populations dans l’Est de notre pays », affirme la formation politique.
L’ALDEC met en garde contre toute démarche qui exposerait davantage les populations aux violences armées ou fragiliserait les institutions nationales, dans un contexte marqué par l’insécurité persistante dans l’Est du pays.
Soutien aux institutions et appel au dialogue
Fidèle à ses principes républicains et à son éthique chrétienne, le parti réaffirme son attachement à la Constitution, à la souveraineté nationale, à l’intégrité territoriale et à la préservation de la paix. Il exprime son soutien au président Félix Tshisekedi, aux institutions légalement établies, aux Forces armées de la RDC (FARDC) et aux Volontaires pour la défense de la patrie (Wazalendo).
La formation politique exhorte par ailleurs les acteurs politiques et sociaux à mesurer la portée de leurs déclarations et de leurs actes afin d’éviter toute escalade susceptible de compromettre la stabilité du pays.
Infos27

