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25 octobre, 2026 - 21:08:45
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Engagement de Kabila dans un mouvement armé : la Société civile du Sud-Kivu exprime son indignation

La prise de position de l’ancien président Joseph Kabila suscite une vive réaction au Sud-Kivu. Dans une déclaration publiée à Uvira le 23 octobre 2026, la coordination provinciale de la Société civile dénonce son implication dans un mouvement politico-militaire, qu’elle considère comme une menace pour la cohésion nationale. Elle appelle la population, particulièrement la jeunesse, à rejeter les manipulations, interpelle la communauté internationale et réclame des procès publics et indépendants pour les crimes commis en RDC.

La Société civile du Sud-Kivu a vivement réagi à la récente sortie médiatique de l’ancien président de la République, Joseph Kabila Kabange, qui a pris la tête d’un mouvement politico-militaire dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

Dans une déclaration datée du 23 octobre 2026 à Uvira, sa coordination provinciale exprime « son indignation la plus totale et sa profonde consternation » face à la situation sécuritaire dans l’Est du pays et aux prises de position de l’ancien chef de l’État.

« Comment ne pas être indigné de voir un ancien Chef de l’État, qui a dirigé ce pays pendant 18 ans, qui a prêté serment de défendre la Constitution et l’intégrité territoriale, s’afficher aujourd’hui comme chef d’un groupe politico-militaire qui sème mort et désolation de la population innocente ? », interroge l’organisation citoyenne.

Un appel à la cohésion nationale

La structure considère que l’engagement politique de Joseph Kabila soulève des interrogations sur ses responsabilités au regard de ses anciennes fonctions. Elle estime que la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), qu’elle associe à l’AFC/M23, appelle une clarification sur les conséquences de cette initiative pour la souveraineté nationale.

Dans son texte, la Société civile du Sud-Kivu appelle la population congolaise, particulièrement la jeunesse, à ne pas céder à la manipulation et à rester attachée à l’unité nationale. Elle exhorte également le président de la République et le gouvernement à assumer leurs responsabilités dans la lutte contre l’impunité, l’insécurité et les autres facteurs de déstabilisation du pays.

La coordination provinciale sollicite par ailleurs l’implication du Conseil de sécurité des Nations unies, des États-Unis, de l’Union africaine et de l’Union européenne pour contribuer à la fin des violences dans l’Est congolais. Elle plaide pour que les mécanismes judiciaires internationaux participent à la lutte contre l’impunité.

La déclaration réclame enfin l’ouverture de procès publics et indépendants pour tous les crimes commis en RDC, quelle que soit l’autorité sous laquelle ils auraient été perpétrés. Elle réaffirme son soutien aux FARDC et aux compatriotes engagés dans la défense de la souveraineté nationale.

« Le Sud-Kivu a trop souffert. Le Congo a trop souffert. Nous ne laisserons personne hypothéquer l’avenir de nos enfants ! », conclut l’organisation, qui appelle à la préservation de l’intégrité territoriale et à la recherche d’une paix durable.

Infos27

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