La transparence dans la gestion publique s’apprête à connaître une nouvelle étape en République démocratique du Congo (RDC). Le gouvernement, par l’entremise du vice-Premier ministre chargé de la Fonction publique, annonce le lancement imminent de la déclaration du patrimoine et des intérêts des agents publics, y compris ceux de leur famille immédiate. Cette obligation, dont la mise en œuvre relève de l’OSCEP, sera élargie à plusieurs catégories d’agents, dans le cadre du renforcement de l’éthique administrative et de la lutte contre la corruption.
Le gouvernement de la République démocratique du Congo annonce le lancement prochain d’une mesure destinée à renforcer la transparence au sein de l’administration publique. La déclaration du patrimoine et des intérêts, qui concernera les agents publics ainsi que les membres de leur famille immédiate, s’inscrit dans la volonté des autorités de consolider l’éthique professionnelle et de moraliser la gestion des affaires publiques.
Selon le compte rendu du Conseil des ministres, le vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, a informé les membres du gouvernement de l’imminence de cette opération. « Le vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, a informé le Conseil des ministres du lancement imminent de la déclaration du patrimoine et des intérêts des agents publics ainsi que de ceux de leur famille immédiate », a rapporté Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement.
Un dispositif juridique renforcé
Cette initiative repose sur les codes de conduite de 2002, complétés par les décrets de 2025 et un arrêté de 2026. Elle marque une évolution du dispositif existant, jusque-là appliqué à une catégorie restreinte de hauts responsables, puisque l’obligation doit désormais être étendue à d’autres catégories d’agents publics.
« Fondée sur les codes de conduite de 2002 et précisée par les décrets de 2025 ainsi que l’arrêté de 2026, cette mesure vise à renforcer la moralisation de la gestion publique », a indiqué Patrick Muyaya, précisant que l’élargissement du mécanisme constitue l’un des axes de cette réforme.
L’OSCEP au cœur du processus
Les agents concernés devront déclarer leurs avoirs et leurs intérêts, ainsi que ceux des membres de leur famille immédiate, auprès de l’Observatoire de surveillance de la corruption et de l’éthique professionnelle (OSCEP). Cet organisme est appelé à jouer un rôle central dans la mise en œuvre du dispositif.
Malgré des retards d’ordre technique, le gouvernement prévoit le démarrage de l’opération avant la clôture de l’exercice budgétaire en cours. Une cérémonie solennelle, placée sous le haut patronage du président de la République et réunissant plus de 800 responsables publics, doit marquer le lancement officiel.
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