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Kinshasa
26 octobre, 2026 - 18:24:31
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Forum de la SADC : Kinshasa demande de retirer à Kabila les honneurs liés à son statut d’ancien président

À Johannesburg, la République démocratique du Congo a porté le dossier sécuritaire de l’Est au cœur des débats du Forum parlementaire de la SADC. Le Premier vice-président de l’Assemblée nationale, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, a exhorté les parlementaires de la sous-région à condamner les actions attribuées à Joseph Kabila, accusé par Kinshasa de soutenir une dynamique insurrectionnelle contre les institutions républicaines. Il a également demandé que l’ancien président ne bénéficie plus des égards protocolaires attachés à son ancien statut, au regard de son implication présumée dans cette entreprise de déstabilisation.

La République démocratique du Congo a appelé ses partenaires parlementaires d’Afrique australe à prendre position face à la crise sécuritaire dans l’Est du pays. Lors des travaux du Comité exécutif du Forum parlementaire de la Communauté de développement de l’Afrique australe (FP-SADC), tenus du 24 au 25 octobre à Johannesburg, en Afrique du Sud, le Premier vice-président de l’Assemblée nationale, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, a porté les préoccupations de Kinshasa devant ses pairs.

Chef de la délégation congolaise, il a invité les représentants des États membres à condamner les actions que les autorités congolaises attribuent à l’ancien président Joseph Kabila, désormais présenté par Kinshasa comme associé à une coalition rebelle. Selon le responsable parlementaire, ces activités participent à la déstabilisation des institutions républicaines et aggravent les souffrances des populations de l’Est, confrontées aux violences armées.

L’intervention congolaise a pris une dimension politique particulière avec l’appel à reconsidérer le statut protocolaire de Joseph Kabila. Isaac Tshilumbayi a estimé que l’ancien chef de l’État ne devait plus bénéficier de la même considération officielle, compte tenu des accusations portées contre lui.

« Il a pris la tête de ce mouvement criminel connu pour ses pratiques d’assassinats, de déportations, de viols et de violences sur les femmes et les mineurs. Nous invitons tous les membres à prendre acte de cette réalité et à ne plus jamais offrir la même considération à cet ancien chef d’État devenu rebelle », a-t-il déclaré.

Cette prise de position traduit la volonté de Kinshasa d’élargir le front diplomatique contre les acteurs qu’il tient pour responsables de la déstabilisation du pays. Les accusations visant Joseph Kabila constituent toutefois la position défendue par la délégation congolaise et doivent être distinguées des faits judiciairement établis.

Le projet de Parlement régional en discussion

Au-delà de la question sécuritaire, les travaux de Johannesburg ont porté sur la transformation du FP-SADC en Parlement régional. Les participants ont notamment examiné les perspectives de ratification du protocole correspondant à l’horizon 2027-2028, ainsi que les défis économiques, géopolitiques et sécuritaires de la sous-région.

Les échanges ont également abordé l’harmonisation des législations dans des domaines tels que l’éducation, la santé reproductive, l’agriculture, l’égalité des genres et le const