Arrivé dimanche 25 octobre à Kolwezi, chef-lieu du Lualaba, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, conduit une mission officielle consacrée à l’assainissement du secteur minier. Dans la continuité des contrôles engagés au Haut-Katanga et au Lualaba, cette mission vise à faire respecter la réglementation, à protéger les concessions légalement établies et à responsabiliser opérateurs privés et services publics, conformément à la vision du président de la République.
Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, est arrivé dimanche 25 octobre à Kolwezi, à la tête d’une délégation, pour une mission officielle axée sur l’assainissement du secteur minier en République démocratique du Congo. Ce séjour dans le chef-lieu du Lualaba intervient dans un contexte de renforcement des contrôles visant à lutter contre les pratiques irrégulières, à protéger les droits des titulaires de concessions et à rétablir le respect des textes dans l’exploitation minière.
Cette démarche s’inscrit dans la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui place la gouvernance des ressources naturelles au cœur des enjeux de développement national. Elle concerne aussi bien les exploitants industriels et artisanaux que les entités de traitement et les services publics chargés de l’encadrement de la filière.
Des contrôles renforcés contre les irrégularités
L’action ministérielle s’appuie sur un processus engagé en décembre 2025. Le 19 décembre, Louis Watum Kabamba a signé l’arrêté ministériel n° 00964/CAB.MIN/MINES/01/2025 suspendant les activités des entités de traitement et de commercialisation des substances minérales issues de l’exploitation artisanale de la filière cupro-cobaltifère. Cette mesure visait notamment à renforcer la conformité réglementaire et la traçabilité du cuivre et du cobalt.
En janvier 2026, les rapports de contrôle ont signalé des irrégularités dans la quasi-totalité des entités examinées au Haut-Katanga et au Lualaba. De nouvelles opérations conduites en octobre ont ensuite ciblé les acteurs intervenant dans la gestion et l’exploitation des sites miniers. Parmi les problèmes rapportés dans le Lualaba figurent la présence d’expatriés en situation irrégulière et l’installation présumée de services percepteurs dans certains périmètres concédés.
Les services publics également sous contrôle
Le 21 octobre 2026, le ministre a signé plusieurs arrêtés portant notamment suspension de responsables du Service d’assistance et d’encadrement de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (SAEMAPE). Le directeur général, Jean-Paul Kapongo Kadiobo, et le directeur provincial au Lualaba, Georges Nyembo Kitungwa, sont concernés par ces mesures.
Les griefs évoqués portent notamment sur des manquements présumés dans la prévention de l’exploitation artisanale illicite au sein de concessions et sur l’installation irrégulière de services percepteurs. Ces décisions traduisent l’extension des exigences de responsabilité aux structures publiques chargées de faire appliquer la réglementation.
Transformer les décisions en résultats durables
Au-delà des sanctions et des contrôles, le ministre entend promouvoir une administration minière plus rigoureuse, fondée sur la discipline, le respect des textes et l’obligation de résultats. La régularisation des activités artisanales, la protection des concessions légalement établies et l’amélioration de la traçabilité des minerais constituent les principaux axes de cette démarche.
À Kolwezi, l’enjeu est désormais de traduire cette politique en effets concrets : réduire les pratiques illicites, sécuriser les activités des opérateurs en règle et favoriser un encadrement plus transparent de l’exploitation artisanale.
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