Face à la persistance des violences dans l’Est de la République démocratique du Congo, Patrick Muyaya a appelé les communautés du Nord-Kivu à renforcer leur cohésion et à défendre la souveraineté nationale. Lors d’une consultation organisée à Kinshasa, le 25 octobre, le porte-parole du Gouvernement a défendu les processus de Washington et de Doha, tandis que les notables ont réclamé un suivi effectif des engagements de paix, la justice et la réparation des préjudices subis par les victimes.
Le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, a appelé dimanche les ressortissants du Nord-Kivu à faire bloc face à l’insécurité et aux tentatives de division. Il s’exprimait lors d’une séance consultative organisée par l’Intercommunautaire du Nord-Kivu, dans la salle polyvalente de la paroisse Notre-Dame de Fatima, à Kinshasa, en présence de notables et de représentants des différentes communautés, dont le Mwami Jean-Baptiste Ndeze, vice-ministre de l’Intérieur chargé des Affaires coutumières.
Cette rencontre visait à recueillir les préoccupations des communautés afin d’élaborer un plan d’actions et un cahier des charges destinés à soutenir les efforts de rétablissement de la paix, de restauration de l’autorité de l’État et de consolidation de la cohésion nationale.
Devant ses interlocuteurs, Patrick Muyaya a mis en avant les processus diplomatiques de Washington et de Doha, présentés comme des leviers de recherche d’une paix durable. Il a notamment souligné la portée de l’accord de Washington dans la reconnaissance des responsabilités liées à la crise sécuritaire dans l’Est.
« Le premier avantage de l’Accord de Washington, c’est qu’on a un document avec la signature du président rwandais. Lui qui a toujours dit qu’il n’avait pas ses troupes au Congo », a-t-il déclaré, réaffirmant la détermination du président Félix Tshisekedi à défendre l’intégrité territoriale de la RDC.
La cohésion nationale comme rempart
Le porte-parole du Gouvernement a également dénoncé les intérêts économiques liés à l’exploitation illégale des ressources naturelles, qu’il considère comme l’un des facteurs de prolongation des conflits. Il a appelé les communautés à rejeter la désinformation, les discours stigmatisants et l’instrumentalisation des appartenances ethniques, notamment à l’égard des Banyamulenge.
« C’est notre unité, notre détermination qui nous permettra de déconstruire », a-t-il insisté, invitant les ressortissants du Nord-Kivu à s’inscrire dans la défense de la patrie.
Au-delà de la menace de l’AFC/M23, le ministre a rappelé la persistance des violences en Ituri et dans le Grand Nord, notamment celles attribuées aux ADF. Il a évoqué la coopération militaire entre la RDC et l’Ouganda ainsi que le suivi gouvernemental des urgences humanitaires, conformément aux instructions du chef de l’État.
Les notables réclament des résultats concrets
De leur côté, les repr

