Avec 10 060 cas confirmés et près de 5 000 décès signalés, l’épidémie de maladie à virus Bundibugyo en République démocratique du Congo suscite une nouvelle alerte humanitaire. Le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) appelle les autorités, les bailleurs de fonds et les partenaires internationaux à renforcer rapidement les moyens de riposte, particulièrement dans l’est du pays, où les communautés cumulent urgence sanitaire, violences et déplacements forcés.
L’ampleur de l’épidémie d’Ebola à virus Bundibugyo en République démocratique du Congo (RDC) pousse le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) à réclamer une intensification urgente et coordonnée de l’aide humanitaire. Selon les données citées par l’organisation, le pays a enregistré 10 060 cas confirmés, avec un taux de mortalité avoisinant 50 %.
L’épidémie, qui touche huit provinces, demeure particulièrement préoccupante dans l’est du pays, notamment en Ituri. Les signalements récents de cas au Kenya et au Nigeria alimentent également les inquiétudes concernant une éventuelle propagation régionale.
« 10 000 cas confirmés doivent être un signal d’alarme pour montrer que cette réponse ne prend pas de vitesse sur l’épidémie », a déclaré Silvia Beccacece, responsable de l’équipe d’urgence du NRC, appelant les dirigeants à prendre les mesures nécessaires pour renforcer les opérations.
Présent en RDC depuis plus de vingt ans, le NRC intervient dans 19 zones sanitaires touchées. L’organisation souligne que la crise sanitaire s’ajoute aux conséquences des violences armées, des déplacements forcés et du manque persistant de services essentiels dans plusieurs territoires de l’est du pays.
« Les familles ici luttent depuis des années à cause de violences extrêmes, de déplacements forcés et du manque de services essentiels. Ebola s’ajoute à cela, à un stade où beaucoup ont épuisé leur capacité à faire face au défi supplémentaire qu’il implique », a expliqué Silvia Beccacece.
Pour le NRC, l’insuffisance des moyens mobilisés au regard de l’ampleur de l’épidémie compromet la capacité des communautés à faire face à cette urgence. L’organisation appelle les donateurs et les partenaires à accroître leur soutien aux populations touchées par la maladie et aux personnes déplacées.
La riposte nécessite une coopération étroite entre les autorités sanitaires, les organisations humanitaires, les structures communautaires et les partenaires internationaux. Le NRC privilégie une approche intégrée associant prévention et contrôle des infections, accès à l’eau et à l’assainissement, communication sur les risques et mobilisation communautaire.
Une attention particulière est accordée aux écoles afin de favoriser leur fonctionnement dans des conditions sanitaires sûres. L’organisation insiste également sur la nécessité d’adapter les interventions aux réalités culturelles et aux traditions locales pour renforcer la confiance des populations.
Le NRC appelle ainsi à une mobilisation durable, capable de soutenir simultanément la lutte contre la transmission du virus et les besoins humanitaires des communautés affectées. La RDC figure depuis dix années consécutives sur sa liste des crises de déplacement nÃ

