La République démocratique du Congo mise sur le partenariat économique avec le Royaume-Uni pour accélérer les investissements et diversifier ses débouchés commerciaux. Ouvert lundi 2 novembre à Londres, le Forum économique bilatéral a permis à Julien Paluku, Patrick Muyaya et Noëlla Ayeganagato de présenter les réformes engagées par Kinshasa et de plaider pour des partenariats concrets dans l’agriculture, les mines, l’énergie, les infrastructures et le tourisme. Les opérateurs britanniques ont, de leur côté, affiché leur intérêt pour les opportunités congolaises.
La République démocratique du Congo entend transformer ses relations économiques avec le Royaume-Uni en investissements concrets. C’est l’ambition affichée lundi 2 novembre 2026 à Londres, à l’ouverture du Forum économique Royaume-Uni-RDC, organisé pour trois jours au Parlement britannique. Cette rencontre vise à intensifier les échanges commerciaux, stimuler les investissements bilatéraux et convertir les discussions entre opérateurs économiques en projets bancables.
Julien Paluku met en avant les réformes économiques
Devant les opérateurs économiques britanniques et congolais, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a présenté les réformes entreprises par le gouvernement pour améliorer l’environnement des affaires et renforcer l’intégration de la RDC dans le commerce multilatéral.
Il a notamment cité la dématérialisation des procédures commerciales, la ratification de l’Accord sur la facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), ainsi que la suppression progressive des taxes dites toxiques. Il a également mis en avant la validation, le 30 octobre dernier à Genève, de la politique commerciale congolaise par les membres de l’OMC.
S’adressant aux investisseurs britanniques, le ministre les a invités à saisir les opportunités offertes par la RDC dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’agriculture, les mines, l’énergie, les infrastructures et le tourisme.
Dans cette dynamique, il a plaidé pour l’ouverture d’une liaison aérienne directe entre Londres et Kinshasa, en envisageant, dans un premier temps, des vols cargo afin de faciliter les échanges commerciaux entre les deux pays.
Muyaya et Ayeganagato plaident pour des partenariats stratégiques
Pour sa part, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a souligné l’importance de l’accompagnement britannique dans le renforcement du soft power congolais. Il a également évoqué l’agression rwandaise, les pillages des ressources naturelles, particulièrement minières, ainsi que les massacres de civils, autant de réalités qui affectent l’image et la stabilité du pays.
La vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato, a, quant à elle, précisé que la délégation congolaise était venue à Londres pour « sceller des partenariats économiques et diplomatiques solides », soulignant ainsi la dimension stratégique de cette rencontre.
Les opérateurs britanniques affichent leur intérêt
Du côté britannique, Lord Popat, ancien envoyé spécial du Premier ministre du Royaume-Uni en Afrique et ancien envoyé commercial britannique en RDC, ainsi que la baronne Sandip Verma, membre de la Chambre des lords, ont exprimé leur intérêt pour les perspectives d’investissement en République démocratique du Congo. Ils ont encouragé les acteurs économiques congolais et britanniques à développer leur présence sur le marché congolais.
Coorganisées avec KNG Strategy, dirigée par Jean Bosco Kanyamesha, ces assises se poursuivent mardi 3 novembre à Londres, avec des panels thématiques et des rencontres B2B destinés à rapprocher les entreprises des deux pays et à donner une traduction opérationnelle aux ambitions affichées lors de cette ouverture.
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