Face à la persistance de l’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo, le gouvernement entend renforcer le rôle des autorités coutumières dans la prévention des conflits et la restauration de la cohésion sociale. À Kinshasa, le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a échangé avec les chefs coutumiers du Nord-Kivu et du Sud-Kivu sur leurs responsabilités, les difficultés de leurs communautés et leur contribution au maintien de la paix ainsi qu’au rétablissement de l’autorité de l’État.
Le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, a reçu lundi 2 novembre, à Kinshasa, les chefs coutumiers du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, autour de leur contribution à la préservation de la paix et au renforcement de la cohésion sociale dans l’Est de la République démocratique du Congo, selon un communiqué publié mardi.
Cette rencontre a permis aux représentants des communautés de présenter au membre du gouvernement leurs principales préoccupations concernant l’exercice de leurs responsabilités ainsi que les difficultés auxquelles leurs populations sont confrontées.
Les échanges ont notamment mis en évidence la place stratégique des chefs coutumiers dans la gouvernance de proximité, la médiation communautaire et la prévention des tensions locales. En raison de leur connaissance des réalités socioculturelles et de leur ancrage au sein des populations, ces autorités constituent des relais importants pour anticiper les différends et favoriser leur règlement pacifique.
Leur implication apparaît d’autant plus nécessaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, confrontées à une situation sécuritaire particulièrement préoccupante, marquée par des conflits armés et des tensions communautaires qui fragilisent le tissu social.
Le dialogue pour consolider l’autorité de l’État
À cette occasion, Jacquemain Shabani a réaffirmé l’importance d’une collaboration permanente entre les institutions publiques et les autorités traditionnelles. « Le rôle des chefs coutumiers est déterminant dans le maintien de la stabilité, le renforcement de l’autorité de l’État et la consolidation de la paix au niveau local », souligne le communiqué.
Cette démarche s’inscrit dans une logique de complémentarité entre les structures politico-administratives et les institutions coutumières, dont l’influence demeure essentielle dans l’encadrement des communautés et la gestion des conflits de proximité.
Au-delà de la prise en compte des préoccupations exprimées par les chefs coutumiers, cette concertation traduit la volonté du gouvernement de s’appuyer davantage sur les mécanismes locaux de dialogue pour prévenir les fractures sociales et favoriser la coexistence pacifique.
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