La RDC entend renforcer la fiabilité de ses données démographiques en s’appuyant sur les expériences africaines. À Abidjan, où s’est tenu du 4 au 5 novembre 2026 le Dialogue sur l’avenir démographique, le ministre d’État Guylain Nyembo a exposé les avancées et les défis du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-2). Il a plaidé pour des synergies, notamment avec la Côte d’Ivoire, afin de moderniser les outils de collecte et d’améliorer la planification du développement.
La maîtrise des données démographiques constitue un levier essentiel de la planification publique. Cet enjeu est au cœur du Dialogue sur l’avenir démographique, organisé du 4 au 5 novembre 2026 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Responsables gouvernementaux et experts y examinent la modernisation des systèmes statistiques et leur contribution au développement.
La République démocratique du Congo y partage son expérience. Participant au Forum sur l’intelligence démographique, le ministre d’État Guylain Nyembo a présenté l’approche congolaise dans la préparation du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-2), lors d’une session consacrée à la modernisation du recensement.
Des outils adaptés au terrain
Guylain Nyembo a mis en avant les avancées dans la modernisation des outils de collecte des données, ainsi que les adaptations nécessaires aux réalités et aux contraintes du territoire national. Dans un pays aux caractéristiques géographiques diverses, la qualité du recensement dépend de méthodes fiables et de dispositifs adaptés aux conditions de collecte.
Des données démographiques actualisées sont indispensables à une planification mieux ciblée. Elles permettent d’éclairer les choix publics, d’anticiper les besoins des populations et d’orienter les investissements dans les secteurs sociaux et les infrastructures. La préparation du RGPH-2 constitue ainsi un chantier stratégique pour améliorer la connaissance de la population et soutenir les politiques de développement.
Renforcer la coopération sud-sud
Au-delà des aspects techniques, les échanges d’Abidjan ont souligné l’importance d’une coopération renforcée entre pays africains. Le ministre d’État a insisté sur le partage d’expériences et d’expertise, en mettant en avant les possibilités de collaboration avec la Côte d’Ivoire. L’expérience ivoirienne en matière de recensement représente un cadre d’apprentissage utile pour les préparatifs congolais.
Cette coopération Sud-Sud doit favoriser la circulation des compétences, la mutualisation des connaissances et l’adaptation des solutions aux contextes nationaux. Elle permet aux administrations statistiques de confronter leurs méthodes et de tirer de

