La mobilisation de la diaspora congolaise autour des enjeux sécuritaires, diplomatiques et économiques de la RDC a été au centre d’une rencontre à Londres. En marge du Forum économique Royaume-Uni-RDC, les ministres Julien Paluku et Patrick Muyaya, ainsi que la vice-ministre Noëlla Ayeganagato, ont échangé avec les Congolais vivant au Royaume-Uni sur la situation sécuritaire dans l’Est, les accusations visant Kigali et les opportunités d’investissement dans leur pays d’origine.
La diaspora congolaise établie au Royaume-Uni a été appelée à jouer un rôle plus actif dans la défense des intérêts nationaux et la relance économique de la République démocratique du Congo. En marge du Forum économique Royaume-Uni-RDC, clôturé mercredi à Londres, les ministres du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, et de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, ainsi que la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato Nakwipone, ont échangé avec les ressortissants congolais sur les enjeux sécuritaires, diplomatiques et économiques du pays.
Prenant la parole, Julien Paluku, ancien gouverneur du Nord-Kivu pendant douze ans et spécialiste des conflits dans la région des Grands Lacs, a dénoncé ce qu’il a présenté comme l’instrumentalisation de la présence des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) par Kigali pour justifier son intervention militaire en territoire congolais.
Selon le ministre, les véritables enjeux de cette présence étrangère résident dans l’exploitation des ressources naturelles de la RDC, notamment le coltan, la cassitérite et l’or. Il a avancé le chiffre de 1,7 milliard de dollars américains de revenus annuels générés par ce circuit d’exploitation, une estimation qu’il a attribuée aux activités minières concernées.
Abordant également les défections enregistrées au sein des Forces armées de la RDC (FARDC), Julien Paluku les a présentées comme une « purge naturelle » permettant, selon lui, d’éliminer les éléments indésirables au sein de l’armée. Il a, dans ce contexte, imputé à l’ancien chef de l’État la responsabilité d’avoir laissé une armée infiltrée.
Paix à l’Est et mobilisation diplomatique
De son côté, Patrick Muyaya a assuré que le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et son gouvernement poursuivaient les efforts politiques et diplomatiques en vue de restaurer la paix dans l’Est du pays. Le porte-parole du gouvernement a ainsi mis en avant la détermination des institutions nationales à rechercher une issue durable à la crise sécuritaire.

