Face aux conséquences de la pollution environnementale attribuée à Congo Dongfang International Mining (CDM) à Lubumbashi, le ministère des Mines défend les mesures prises sous l’autorité de Louis Watum Kabamba et réaffirme ses exigences envers l’entreprise. Dans un communiqué publié le 6 novembre 2026, il fait état de 612 personnes prises en charge médicalement, de 423 indemnisations individuelles, de 350 ménages assistés et d’une pénalité de 6,6 millions de dollars versée au Trésor public. Il réclame également la concrétisation de 6 millions USD de réparations collectives au profit de trois quartiers affectés.
La gestion de la pollution environnementale impliquant Congo Dongfang International Mining (CDM) à Lubumbashi suscite une nouvelle confrontation entre le gouvernement et les organisations de la société civile. Dans son communiqué du 6 novembre, le ministère des Mines, dirigé par Louis Watum Kabamba, rappelle les mesures prises après l’incident de novembre 2025 : suspension temporaire des activités, dépollution, assistance aux ménages, prise en charge médicale et indemnisations. Il évoque également une pénalité de 6,6 millions USD et une enveloppe de 6 millions USD destinée aux réparations collectives, dont l’exécution accuse du retard.
Le ministère des Mines entend rétablir sa version des faits dans le dossier de pollution environnementale impliquant Congo Dongfang International Mining (CDM), à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga. Dans un communiqué publié vendredi 6 novembre à Kinshasa, il défend la gestion institutionnelle du dossier sous l’autorité du ministre Louis Watum Kabamba, après les accusations formulées par plusieurs organisations non gouvernementales et relayées dans les médias.
Selon le document, l’incident remonte à novembre 2025 et concerne l’utilisation d’un bassin initialement destiné à la rétention d’eau pour le stockage de solutions acides. Le ministre des Mines s’était personnellement rendu sur le site, avant d’ordonner la suspension des activités de l’entreprise pour trois mois et la mise en place d’une commission d’investigation chargée d’établir les circonstances de l’incident et d’évaluer ses conséquences.
À l’issue de cette enquête, plusieurs mesures correctives ont été engagées, notamment la dépollution des zones et des puits contaminés, l’assistance à 350 ménages, la prise en charge médicale de 612 personnes ainsi que l’indemnisation individuelle de 423 personnes.
Une pénalité de 6,6 millions USD et des réparations attendues
Sur le plan financier, le ministère indique que CDM a été astreinte au paiement d’une pénalité de 6,6 millions de dollars américains au profit du Trésor public. Durant les trois mois de suspension, l’entreprise a également été tenue de maintenir les rémunérations de son personnel afin de préserver les droits des travailleurs.
Le dossier des réparations collectives demeure toutefois un point sensible. Une enveloppe globale de 6 millions USD a été prévue, à raison de 2 millions pour chacun des quartiers Kasapa, Kamatete et Kamisepe. Sa mise en œuvre nécessite une révision du cahier des charges de l’entreprise, Kamisepe ayant été omis dans sa version initiale.
Le ministère reconnaît des retards dans ce processus, qu’il attribue notamment aux difficultés de trésorerie invoquées par l’opérateur, qui a récemment annoncé l’arrêt de ses activités. Il prévient cependant que cette situation ne saurait dégager CDM de ses obligations. « Les engagements pris doivent être honorés », insiste le communiqué.
Le ministère défend une responsabilité institutionnelle
Cette mise au point intervient alors que cinq organisations de la société civile dénoncent, depuis le 4 novembre, l’insuffisance des réparations et réclament des comptes au ministre Louis Watum. Elles demandent notamment à l’Assemblée nationale de l’interpeller sur le suivi des engagements imposés à l’entreprise.
En réponse, le ministère souligne que les décisions prises reposent sur les conclusions d’une commission d’investigation ayant associé plusieurs parties prenantes, dont des représentants de la société civile. Il estime que réduire la gestion du dossier à la seule responsabilité personnelle du ministre reviendrait à occulter le travail collectif des institutions compétentes.
Tout en réaffirmant son attachement à la protection des populations et au respect des obligations environnementales et sociales des opérateurs miniers, le ministère assure rester mobilisé pour obtenir l’exécution des réparations.
Il rappelle enfin un principe qu’il entend faire respecter : « L’arrêt des activités d’une entreprise ne met pas fin à ses responsabilités. » Au-delà des mesures déjà annoncées, l’effectivité des 6 millions USD de réparations collectives reste désormais un enjeu majeur pour les communautés affectées.
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