La protection du patrimoine forestier s’impose comme un enjeu de développement et de transmission aux générations futures. À Impani, dans le département du Djoué-Léfini, Juste Désiré Mondélé et le Rassemblement des Républicains Réformateurs (3R) ont pris part, vendredi 6 novembre, à la 40ᵉ Journée nationale de l’arbre, couplée au lancement de la Décennie des Nations unies pour le boisement et le reboisement (2027-2036). Une mobilisation qui place les métiers verts et l’économie circulaire au cœur des perspectives environnementales.
Le village d’Impani, dans le district d’Ignié, a accueilli, vendredi 6 novembre, une importante mobilisation en faveur de la préservation de l’environnement. Organisée sous le haut patronage du président Denis Sassou-N’Guesso, la célébration de la 40ᵉ Journée nationale de l’arbre a également servi de cadre au lancement officiel de la Décennie des Nations unies pour le boisement et le reboisement (2027-2036). À cette occasion, le Rassemblement des Républicains Réformateurs (3R), conduit par son président exécutif national, Juste Désiré Mondélé, a pris part aux activités de plantation.
Pour cette formation politique, l’enjeu dépasse la portée symbolique d’une journée consacrée à l’arbre. Il s’agit de faire de la protection des ressources forestières une composante durable des politiques de développement et de la mobilisation citoyenne.
Juste Désiré Mondélé a salué une initiative qui s’inscrit, selon lui, dans la continuité de l’engagement présidentiel en faveur de l’environnement. « L’engagement en faveur de l’arbre s’inscrit dans une mobilisation portée depuis 40 ans par le chef de l’État », a-t-il déclaré.
Les métiers verts au cœur des perspectives
Le responsable du 3R a particulièrement mis l’accent sur les retombées économiques et sociales attendues de cette décennie internationale. Il entend notamment promouvoir le reboisement comme un levier de création d’emplois durables, à travers le développement des métiers verts, de l’économie verte et de l’économie circulaire.
Cette orientation implique également, selon la vision défendue par le parti, d’inscrire la protection des forêts dans la continuité des initiatives de développement communautaire, à l’image du programme « Une école, un champ ». La lutte contre la déforestation et l’érosion nécessite, dans cette perspective, une implication des collectivités locales, des institutions et particulièrement de la jeunesse.
Sur le terrain, le 3R a mobilisé ses militants autour des opérations de plantation. Près de 100 000 arbres ont été mis en terre sur les 200 000 prévus à l’échelle nationale, selon les éléments communiqués à l’occasion de la cérémonie.
Le 3R entend inscrire l’environnement dans son action
Dans le prolongement de son congrès constitutif, le parti entend faire de la question climatique un axe de son engagement sociopolitique. Son porte-parole, Hermann Dzabanguila, a rappelé la portée intergénérationnelle de cette mobilisation : « L’arbre est un compagnon de vie et un héritage à transmettre ». Il a également réaffirmé le soutien de sa formation politique à la diplomatie environnementale du président Denis Sassou-N’Guesso.
La cérémonie a réuni plusieurs dirigeants de la sous-région, notamment les présidents Évariste Ndayishimiye du Burundi, Faustin-Archange Touadéra de la République centrafricaine et Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de la RDC, ainsi que le vice-président gabonais Hugues Alexandre Barro Chambrier.
Wilfrid Lawilla, à Brazzaville

