La préservation du Bassin du Congo s’impose comme un enjeu de coopération régionale et de responsabilité climatique partagée. À Impani, en République du Congo, le président Félix-Antoine Tshisekedi a pris part, vendredi 6 novembre 2026, aux côtés de Denis Sassou-N’Guesso et de plusieurs dirigeants africains, à la 40ᵉ Journée nationale de l’arbre, couplée au lancement de la Décennie des Nations unies pour le boisement et le reboisement (2027-2036). Entre mobilisation diplomatique et plantation symbolique, cette initiative place les deux Congo au cœur d’une ambition commune : protéger les forêts, renforcer leur gestion durable et valoriser leur potentiel économique et écologique.
La diplomatie environnementale africaine a pris une dimension régionale, vendredi 6 novembre, à Impani, dans le district d’Ignié, département du Djoué-Léfini, en République du Congo. Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, y a participé à la célébration de la 40ᵉ édition de la Journée nationale de l’arbre, organisée sous le haut patronage de son homologue Denis Sassou-N’Guesso et marquée par le lancement officiel de la Décennie des Nations unies pour le boisement et le reboisement (2027-2036).
Cette rencontre a réuni plusieurs dirigeants de la sous-région, notamment Évariste Ndayishimiye, président du Burundi, Faustin-Archange Touadéra, président de la République centrafricaine, ainsi que Hugues Alexandre Barro Chambrier, vice-président du Gabon.
Les deux Congo au centre de l’enjeu climatique
Au-delà de son caractère commémoratif, cette cérémonie a mis en évidence la responsabilité particulière des deux Congo dans la préservation du deuxième plus grand massif forestier tropical de la planète, après l’Amazonie. Le Bassin du Congo constitue en effet un patrimoine écologique stratégique, dont les forêts jouent un rôle essentiel dans la régulation du climat mondial, la préservation de la biodiversité et la séquestration du carbone.
La participation de Félix Tshisekedi traduit la volonté de Kinshasa de s’inscrire dans une dynamique de coopération avec Brazzaville autour de la protection de cet écosystème. Face aux pressions liées à la déforestation, à l’exploitation non durable des ressources naturelles et aux dérèglements climatiques, la coordination des politiques environnementales apparaît comme un levier majeur pour préserver ce patrimoine commun.
La Décennie 2027-2036, portée par une initiative diplomatique de la République du Congo auprès des Nations unies, entend donner une nouvelle impulsion aux programmes de restauration du couvert forestier et de gestion durable des terres.
200 000 arbres annoncés à l’échelle nationale
Sur le terrain, l’engagement politique s’est accompagné d’un geste symbolique. Félix Tshisekedi et Denis Sassou-N’Guesso ont pris part à la mise en terre de jeunes plants sur le site d’Impani, où près de 100 000 arbres sont annoncés. Cette opération s’inscrit dans un objectif national de 200 000 plants, selon les informations communiquées à l’occasion de la cérémonie.
Au-delà de la restauration forestière, cette initiative porte également une ambition économique. La valorisation du capital naturel du Bassin du Congo, notamment à travers l’économie verte et les mécanismes de financement carbone, constitue une perspective de création de richesses et d’opportunités socio-économiques pour les populations.
La présence du chef de l’État congolais à Impani inscrit ainsi la RDC dans cette mobilisation régionale, avec un enjeu central : faire de la préservation des forêts du Bassin du Congo une responsabilité partagée et un axe structurant de la coopération africaine face au changement climatique.
Wilfrid Lawilla, à Brazzaville

