La reconnaissance envers ceux qui défendent la nation ne saurait se limiter aux hommages symboliques : elle exige des actes concrets, à la hauteur du sacrifice consenti. C’est dans cet esprit que le gouvernement, suivant les orientations du Président de la République, a lancé un ambitieux programme de formation professionnelle gratuite destiné à 10 000 dépendants des militaires des FARDC. Une réponse sociale forte, à la mesure de la dette morale que contracte chaque jour la République envers ceux qui veillent sur son intégrité, parfois au prix de leur vie. Présenté mercredi 26 mars par le ministre de la Formation professionnelle, Marc Ekila, aux côtés du ministre de la Communication, Patrick Muyaya, ce vaste chantier, entamé dès le 15 février, a déjà permis à plus de 6 500 bénéficiaires d’intégrer les premiers cycles de formation, avec des vagues successives prévues pour atteindre l’objectif initial. Trois camps militaires de Kinshasa — Kabila, Kokolo et Tshatshi — sont appelés à devenir, sous peu, des espaces d’apprentissage et de réinvention. Derrière cette initiative, il y a un dessein : briser les stéréotypes tenaces qui collent aux enfants de militaires, souvent relégués aux marges de la société. Menuiserie, maçonnerie, montage web, vidéosurveillance… ce sont au total plus de 225 filières qui sont proposées, conjuguant métiers manuels et compétences numériques.
Dans une République qui se veut reconnaissante, la mémoire des héros ne se limite pas à des commémorations ou à des monuments. Elle se prolonge dans les gestes concrets, dans la main tendue vers ceux qui, dans l’ombre des armes, présage aussi le poids du sacrifice : les familles des militaires.
À cet égard, l’initiative du gouvernement congolais d’assurer des formations professionnelles gratuites à 10 000 dépendants des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) est bien plus qu’un programme social : c’est un acte de justice. Un pari, certes ambitieux, mais à la hauteur de la dette morale que la nation contracte chaque jour envers ceux qui défendent son intégrité, parfois au prix de leur vie.
Cette option résulte d’une instruction directe du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui a expressément demandé à son gouvernement d’agir pour l’amélioration tangible des conditions de vie des militaires et de leurs familles. Dans ce sillage, le ministre de la Formation professionnelle, Marc Ekila, s’est pleinement engagé dans la mise en œuvre de cette vision. Mercredi 26 mars, au cours d’un briefing conjoint avec le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, il a levé le voile sur ce vaste chantier social qui, déjà, connaît ses premiers bénéficiaires.
Lancé depuis le 15 février dernier, ce programme a déjà accueilli une première cohorte de 5 000 apprenants, suivie de 1 500 autres, et prévoit des vagues de 2 000 personnes jusqu’à atteindre l’objectif des 10 000 formés. Dans la capitale, trois camps militaires — Kabila, Kokolo et Tshatshi — ont été ciblés pour entamer, d’ici peu, les travaux pratiques. Une démarche qui tranche avec les représentations trop souvent péjoratives accolées aux enfants de militaires. Car la formation, c’est aussi cela : réhabiliter une image, redonner espoir, recréer du lien.
Au total, plus de 225 filières sont proposées, des métiers manuels aux compétences numériques : menuiserie, maçonnerie, montage web, vidéosurveillance, pour ne citer que ceux-là. Une approche diversifiée et adaptée, qui rompt avec les logiques classiques d’un enseignement académique standardisé. Pour Marc Ekila, le ministère qu’il dirige est en réalité « celui qui apporte les réponses à tous les problèmes de la société ». Et c’est bien là toute la pertinence de l’initiative : allier utilité sociale, insertion professionnelle et réponse aux besoins réels des communautés.
Le choix du gouvernement d’agir ainsi est audacieux, mais juste. Il traduit une volonté ferme de faire de la reconnaissance nationale une politique publique, et non un simple mot d’ordre. Il honore la promesse faite aux militaires congolais : celle de ne pas abandonner les leurs à l’oubli et à la précarité.
En formant leurs femmes et enfants, en ouvrant une voie vers l’autonomie et la dignité, la RDC affirme ceci : aucun sacrifice ne sera vain. Et nul sang versé pour la patrie ne restera sans écho.
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