Une première prise de contact au cœur des zones sous tension. Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC, James Swan, a achevé une mission de terrain en Ituri et au Nord-Kivu, marquée par une évaluation directe des défis sécuritaires et humanitaires. À Beni, Bunia et Goma, il a échangé avec les autorités et les communautés affectées, tout en définissant les priorités opérationnelles de la MONUSCO. Protection des civils, appui au cessez-le-feu et renforcement des mécanismes de vérification figurent au centre de son agenda, dans un contexte d’instabilité persistante.
Le nouveau chef de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), James Swan, a achevé sa première mission de terrain dans l’est du pays, marquant une étape importante dans sa prise de fonctions. Cette tournée l’a conduit dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, notamment à Beni, Bunia et Goma, des zones au cœur des tensions sécuritaires persistantes.
Dans une déclaration rendue publique par le bureau du porte-parole de la MONUSCO, le diplomate onusien a souligné l’importance de cette mission. « Je viens d’arriver au terme de ma première mission de terrain au Nord-Kivu et en Ituri (…) depuis ma nomination comme représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en République démocratique du Congo et chef de la MONUSCO », a-t-il indiqué.
Cette visite, a-t-il précisé, lui a permis d’établir un premier diagnostic des réalités du terrain. « Cette visite m’a permis d’évaluer les défis sécuritaires persistants, d’écouter les préoccupations des communautés affectées par le conflit, les déplacements et l’insécurité », a déclaré James Swan. Un constat qui confirme la complexité de la situation dans l’est du pays, où les populations continuent de subir les effets conjugués des violences armées et des crises humanitaires.
Au-delà de l’évaluation, cette mission a également servi à définir les axes prioritaires de l’action de la MONUSCO. « Au cours de cette tournée, j’ai pu travailler avec nos équipes à l’identification des priorités opérationnelles claires pour la MONUSCO, en particulier en matière de protection des civils et de soutien à la mise en œuvre du cessez-le-feu », a-t-il expliqué.
L’accent est notamment mis sur le renforcement des mécanismes de vérification du cessez-le-feu, en collaboration avec des structures spécialisées telles que le Joint Intelligence Fusion Cell. Cette approche vise à consolider les efforts de désescalade dans une région où les accords de cessez-le-feu peinent souvent à se traduire en réalités tangibles sur le terrain.
À Goma, les échanges ont porté sur la mise en œuvre des résolutions récentes du Conseil de sécurité des Nations unies, notamment les résolutions 2773 et 2808 adoptées en 2025. Celles-ci réaffirment le respect de l’indépendance, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC, tout en encadrant le mandat de la mission onusienne.
Dans ce contexte, James Swan a lancé un appel aux différentes parties impliquées dans la crise. « J’appelle toutes les parties à respecter les engagements pris dans le cadre de ces différentes mesures », a-t-il insisté, soulignant la nécessité d’une volonté politique partagée pour parvenir à une désescalade durable.
Le chef de la MONUSCO a également évoqué les processus diplomatiques en cours, notamment les initiatives de Doha, de Washington et de l’Union africaine, présentées comme des cadres complémentaires pour parvenir à une solution politique à la crise. « Nous espérons contribuer au renforcement de la dynamique en faveur de la désescalade afin de parvenir rapidement à un cessez-le-feu effectif et à une paix durable dans l’Est de la République démocratique », a-t-il déclaré.
En réaffirmant « l’engagement indéfectible de la MONUSCO et des Nations unies » aux côtés de la RDC, James Swan entend inscrire son mandat dans la continuité des efforts internationaux, tout en répondant aux attentes des populations locales.
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