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Kinshasa
22 octobre, 2026 - 15:55:32
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Afia Mama : Jacques Djoli sonne l’alarme pour rompre le cycle des violences sexuelles en temps de guerre 

Le rapporteur de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli, a ouvert la deuxième édition du cadre de concertation « Genre, droits des femmes et des filles », en présence de personnalités politiques et diplomatiques. Organisée par Afia Mama avec l’appui de l’ambassade de France, cette journée a constitué un plaidoyer lucide et sans détour contre l’impunité des violences sexuelles liées aux conflits.

« La République démocratique du Congo est née dans la violence. Et la femme en paie encore le prix. » D’un ton grave, chiffres à l’appui, Jacques Djoli, rapporteur de l’Assemblée nationale, a dressé, mercredi 2 juillet à Kinshasa, un réquisitoire implacable sur la persistance des violences sexuelles liées aux conflits. Il intervenait à l’ouverture de la deuxième édition du cadre de concertation sur l’agenda « Genre, droits des femmes et des filles », organisé par l’organisation Afia Mama avec l’appui de l’ambassade de France.

Alors que la RDC commémore son 65ᵉ anniversaire d’indépendance, cette journée de réflexion – inscrite dans la commémoration internationale de l’élimination des violences sexuelles en temps de guerre – a rassemblé à l’Assemblée nationale des représentants du pouvoir législatif, des diplomates, des membres de la société civile et des experts. Aux côtés de Jacques Djoli, figuraient notamment la rapporteure adjointe Dominique Munongo, la représentante de la ministre du Genre, les ambassadeurs de France et de Norvège.

Un constat accablant

Devant l’assemblée, Jacques Djoli a égrainé les données d’un fléau structurel : 53 % des femmes subissent des injures de la part de leur partenaire, 39 % sont battues, 27 % endurent des pratiques coutumières néfastes. « En 2009, 99,2 % des victimes de violences sexuelles n’étaient pas des combattants, mais des femmes civiles », a-t-il rappelé, soulignant la faible reconnaissance des hommes comme victimes (0,8 %). Et d’ajouter : « Malgré des accords successifs – de Lusaka à Pretoria, jusqu’à celui du 27 juin 2025 – les femmes continuent d’être les premières cibles de la barbarie. »

Pour le parlementaire, il ne s’agit plus seulement de signer des accords de paix, mais de mettre en place des mécanismes de non-répétition, à travers la législation, le contrôle parlementaire et la responsabilisation des forces en présence. Il a salué à ce titre « la vigilance constante » du président