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Kinshasa
25 octobre, 2026 - 18:04:32
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Ebola au Kasaï : 28 cas suspects et 15 décès, le gouvernement active la riposte

Face à la résurgence du virus Ebola, confirmée le 3 septembre dans la zone de santé de Boulapé au Kasaï, le gouvernement a voulu privilégier la carte de la transparence. Lors d’un briefing spécial jeudi 4 septembre sur la télévision nationale, le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba, a détaillé un plan de riposte destiné à contenir l’épidémie et rassurer les populations : activation du Centre des opérations d’urgence, déploiement d’équipes d’intervention rapide, mise en place de structures d’isolement et de surveillance épidémiologique renforcée. Parallèlement, un vaste programme de communication communautaire – radios locales, leaders religieux et traditionnels, associations de femmes – doit permettre de combattre la rumeur et de diffuser les consignes de prévention. Le message central est clair : signaler sans délai les cas suspects, éviter tout contact avec les malades ou les corps, respecter scrupuleusement l’hygiène des mains.

DÉCLARATION OFFICIELLE

Son Excellence Monsieur le Ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale

Annonce de la résurgence de la maladie à virus Ebola (souche Zaïre) — Zone de santé de Boulapé, Province du Kasaï

Kinshasa, jeudi 04 septembre 2025

Mesdames et Messieurs les représentants de la presse, Mesdames et Messieurs les partenaires techniques et financiers, Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi, avant toute chose, de saluer votre présence vigilante et de rappeler combien votre rôle demeure décisif. En effet, dans l’urgence sanitaire, la presse n’est pas seulement spectatrice : elle devient sentinelle et relais, transmettant la vérité là où la rumeur menace d’obscurcir la clarté des faits.

Venons-en, à présent, à l’essentiel.

La déclaration que je fais aujourd’hui ne procède ni d’un bruit de marché ni d’une rumeur de village. Elle s’appuie sur la rigueur des faits, la clarté de la science et sur une chaîne complète d’investigations : d’abord, la notification des cas suspects ;

ensuite, le prélèvement des échantillons ; enfin, leur confirmation par l’Institut National de Recherche Biomédicale, laboratoire de référence. Ainsi, les données réunies nous offrent la certitude nécessaire pour parler avec transparence et précision.

Dès lors, j’annonce officiellement, au nom du Ministère de la santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, la résurgence de la maladie à virus Ebola, souche Zaïre, dans la zone de santé de Boulapé, province du Kasaï. Il s’agit de la seizième épidémie enregistrée dans notre pays.

Rappelons brièvement la chronologie.

 Le 20 août 2025, une femme enceinte de 34 ans, admise à l’Hôpital Général de Boulapé, présentait une fièvre brûlante, des vomissements répétés, une faiblesse extrême et des hémorragies inquiétantes. Tel fut le signal initial. Le 3 septembre, cinq échantillons analysés à l’INRB confirmèrent la présence du virus. À ce jour, le bilan provisoire fait état de 28 cas suspects et de 15 décès, dont 14 à Boulapé et 1 à Mweka ainsi que 4 agents de santé. Le taux de létalité, estimé à 53,6 %, illustre la gravité de la situation. Je précise toutefois que ces chiffres sont provisoires, car les investigations se poursuivent et d’autres confirmations biologiques viendront affiner le tableau.

Ce rappel conduit à la nature même de l’urgence.

 Ebola est une maladie grave, hautement létale. Elle se propage par contact direct avec les fluides corporels d’une personne malade ou décédée, ou encore par la manipulation d’animaux infectés. Ainsi, dans ce combat, le danger n’est pas toujours visible, mais il se glisse dans les gestes quotidiens. Cependant, lorsqu’une prise en charge est précoce, gratuite et holistique, les chances de survie augmentent considérablement.

Face à cette menace,

Le Centre des Opérations d’Urgence de Santé Publique (COUSP en sigle) a activé le Système de Gestion des Incidents, assurant une coordination immédiate entre l’État, les provinces, la société civile et nos partenaires. De ce fait, les équipes d’intervention rapide sont déployées ; la