À Genève, le ministre de la Justice Guillaume Ngefa a réaffirmé l’engagement de la RDC. En réaction au rapport du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme des Nations Unies (HCDH) sur les crimes dans l’Est du pays, il a souligné que la République démocratique du Congo maintient sa volonté de faire respecter la justice et la responsabilité. Plusieurs procès sont déjà en cours devant la Haute Cour Militaire contre des officiers ayant abandonné leurs positions ou commis des actes répréhensibles, illustrant la détermination du gouvernement à garantir discipline et légalité au sein des FARDC.
Dans son intervention, le ministre d’Etat a également appelé les Nations Unies à prendre toutes les mesures nécessaires contre les membres de l’AFC/M23 et les officiers de l’armée rwandaise impliqués dans des crimes sur le territoire congolais, afin de garantir que justice soit rendue conformément au droit international.
Cette déclaration confirme la position claire du gouvernement de la RDC sur le rapport du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme des Nations Unies (HCDH) concernant les crimes commis dans l’Est du pays. Le gouvernement rejette toute idée de collusion entre l’armée nationale (FARDC) et les rebelles hutus rwandais (FDLR), comme l’indique le rapport du HCDH, et assure avoir transmis des observations écrites à l’ONU.
Le gouvernement a insisté sur l’absence de tout lien de commandement ou d’alliance politique avec des groupes armés étrangers, rappelant que des instructions présidentielles interdisent formellement toute collusion et que des sanctions judiciaires sont systématiquement engagées contre tout militaire suspecté.
Pitshou Mulumba, envoyé spécial à Genève.

