Une vive psychose a secoué la commune d’Oicha jeudi soir après une nouvelle attaque armée signalée dans le quartier Mabasele, où des tirs d’armes lourdes et légères ont retenti pendant plusieurs minutes. Le bilan provisoire fait état d’un civil tué et de quatre habitations incendiées. L’intervention rapide des FARDC a toutefois permis de repousser les assaillants, de sécuriser la zone et de ramener progressivement le calme, même si la peur reste perceptible au sein de la population.
Le quartier Mabasele, situé dans la commune d’Oicha, chef-lieu du territoire de Beni, a de nouveau été la cible d’une attaque armée dans la soirée du jeudi 5 février 2026. Aux environs de 20h50, des détonations d’armes lourdes et légères ont plongé les habitants dans la panique. Un premier bilan fait état d’un civil tué et de quatre habitations réduites en cendres.
Alertées par les coups de feu, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) sont intervenues rapidement sur les lieux. Leur déploiement a permis de repousser les assaillants, de maîtriser la situation et de sécuriser la zone. Après plusieurs minutes d’échanges de tirs, le calme est progressivement revenu dans la cité.
Pris de peur, de nombreux résidents des quartiers Mabasele et Ngele s’étaient réfugiés vers le centre de la commune. Ils ont pu regagner leurs domiciles une fois la situation stabilisée. La présence continue des militaires, appuyée par des patrouilles nocturnes, a contribué à rassurer la population et à éviter un bilan plus lourd.
Le bourgmestre adjoint d’Oicha, Jean de Dieu Kibwana, a confirmé l’intervention des forces loyalistes et assuré que la situation est désormais maîtrisée. Il a également indiqué que les FARDC maintiennent une surveillance renforcée sur l’axe routier Oicha–Mamove, régulièrement visé par des incursions armées.
Malgré l’accalmie, l’inquiétude demeure au sein de la population, qui craint la répétition de telles violences. Les habitants saluent néanmoins la promptitude de la riposte militaire. De leur côté, les autorités locales exhortent les communautés à rester vigilantes et à signaler tout mouvement suspect aux services de sécurité afin de freiner cette insécurité persistante.
Justin Mupanya, correspondant au Nord-Kivu

