La voix de la RDC s’est invitée au cœur des débats sur la sécurité internationale à Munich. En marge de la Munich Security Conference, la ministre d’État Thérèse Kayikwamba Wagner a pris part à un dîner de haut niveau organisé par FRAUEN100, consacré à la place des femmes dans les relations internationales. Devant un parterre de responsables politiques, diplomatiques et économiques, elle a défendu l’idée que la paix durable, la transition écologique et la stabilité mondiale ne peuvent être garanties sans une participation accrue des femmes aux processus décisionnels. Soulignant l’écart persistant entre leur rôle dans la consolidation sociale et leur faible présence aux tables de négociation, elle a appelé à un changement de paradigme. La cheffe de la diplomatie congolaise a également insisté sur la position stratégique de la République démocratique du Congo dans les équilibres globaux, affirmant que sa stabilité influence directement les chaînes d’approvisionnement mondiales, les enjeux climatiques et la sécurité internationale.
La ministre d’État Thérèse Kayikwamba Wagner a participé, en marge de la Munich Security Conference, à un dîner organisé par le réseau FRAUEN100 autour du thème : « Safeguarding peace and development: Why female leaders are needed in international relations now more than ever ».
Cette rencontre de haut niveau a réuni des responsables politiques, diplomatiques et des figures influentes engagées dans la promotion du leadership féminin sur la scène internationale.
L’objectif était d’examiner le rôle des femmes dans la prévention des conflits, la consolidation de la paix et la gouvernance mondiale à un moment marqué par des crises sécuritaires et climatiques majeures.
Dans son intervention, la cheffe de la diplomatie congolaise a affirmé que les défis contemporains exigent une implication accrue des femmes dans les processus décisionnels. « La sécurité mondiale, la transition verte et la stabilité internationale ne sauraient être durables sans le leadership des femmes », a-t-elle déclaré, soulignant leur contribution essentielle à la résilience des sociétés et à la cohésion sociale.
Elle a toutefois regretté leur sous-représentation persistante dans les instances de négociation internationale. « Si les femmes bâtissent la résilience et préservent la cohésion sociale, elles demeurent encore trop souvent absentes des tables de négociation », a-t-elle ajouté, plaidant pour une meilleure intégration de leurs perspectives dans les mécanismes de résolution des crises.
La ministre d’État a également mis en avant la place stratégique de la République démocratique du Congo dans les équilibres mondiaux. Selon elle, la stabilité du pays dépasse le cadre régional et constitue un enjeu global. « La RDC est au cœur des équilibres mondiaux. Sa stabilité constitue une variable globale, pour les chaînes d’approvisionnement, pour le climat et pour la sécurité internationale », a-t-elle affirmé.
Cette intervention s’inscrit dans la volonté de Kinshasa de renforcer sa diplomatie sur les questions de sécurité et de transition énergétique, alors que le pays dispose de ressources naturelles stratégiques pour l’économie mondiale et la lutte contre le changement climatique.
En participant à ces échanges en marge de la conférence de Munich, la RDC entend ainsi faire entendre sa voix sur les enjeux globaux et promouvoir une approche inclusive de la gouvernance internationale, fondée sur la reconnaissance du rôle des femmes et des pays du Sud dans la construction d’une paix durable.
Infos27

