Déterminée à ne céder ni à l’escalade ni à l’impuissance, la République démocratique du Congo affirme maintenir une ligne claire face à la persistance des violences dans l’Est : respecter les cessez-le-feu conclus sous médiation internationale tout en assumant son devoir de protéger les populations menacées. Kinshasa insiste sur le fait que l’adhésion aux processus diplomatiques ne saurait signifier l’abandon des civils exposés aux bombardements et aux attaques de l’armée rwandaise et au M23-AFC, citant notamment la situation d’Uvira comme illustration des risques encourus par les habitants. Selon les autorités, les Forces armées de la RDC mènent des actions strictement défensives et ciblées afin d’empêcher l’extension des violences, dans le respect du droit international et du principe de légitime défense reconnu à tout État souverain. Soutenue par des prises de position au Conseil de sécurité des Nations unies rappelant ce droit, la stratégie congolaise vise à concilier impératif sécuritaire et fidélité aux engagements pris pour le retour de la paix. Cette posture, à la fois prudente et ferme, traduit la volonté de Kinshasa de poursuivre les efforts diplomatiques sans tolérer que les cessez-le-feu deviennent un prétexte à l’inaction face à des civils en danger, condition jugée indispensable à toute solution durable au conflit.
La République démocratique du Congo avance sur un fil. Elle respecte les cessez-le-feu. Elle enterre ses morts. Elle protège ses civils. Elle refuse de céder. Cette position n’a rien d’ambigu. Elle est difficile. Elle est pourtant la seule tenable.
À l’Est, la violence persiste. Les accords s’enchaînent. Les violations aussi. Uvira en porte la trace. D’autres villes suivent. Les civils paient le prix d’une guerre qui ne dit pas son nom. Kinshasa, elle, maintient son cap. Ne pas rompre la parole donnée. Ne pas abandonner sa population. Ce double impératif fonde aujourd’hui sa stratégie.
Respecter un cessez-le-feu ne signifie pas se résigner. Aucun État souverain n’accepterait l’impuissance face à des bombardements visant ses villes. Aucun gouvernement responsable ne laisserait ses citoyens sans défense. La légitime défense n’est pas une option. C’est un devoir. La RDC le rappelle sans détour.
Ce choix tranche avec les caricatures. On accuse Kinshasa d’escalade. On oublie les attaques. On parle de retenue sans regarder les victimes. La réalité est plus nue. La RDC tente de concilier deux exigences que tout oppose : la paix et la sécurité. Elle le fait sous pression. Elle le fait sous surveillance. Elle le fait malgré la défiance.
Les FARDC ne cherchent pas l’affrontement pour l’affrontement. Elles contiennent. Elles sécurisent. Elles protègent. Les opérations ciblées répondent à une logique simple : empêcher l’extension du conflit. Sauver des vies. Stabiliser les zones menacées. Ce n’est pas la guerre totale. C’est une défense mesurée.
Le soutien international, discret mais réel, ne doit rien au hasard. Au Conseil de sécurité, plusieurs voix ont rappelé un principe fondamental : un pays agressé a le droit de se défendre. Ce rappel vaut avertissement. Il signifie que la patience a des limites. Il signifie aussi que la responsabilité première incombe à ceux qui violent les accords.
L’enjeu dépasse la RDC. C’est toute la crédibilité des mécanismes de paix régionaux qui se joue. À quoi servent les médiations si les engagements ne sont pas respectés ? À quoi servent les cessez-le-feu si les civils continuent de fuir ? L’impunité nourrit la guerre. La cohérence seule peut l’arrêter.
Kinshasa envoie un message clair.

