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26 juin, 2026 - 17:12:50
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Révision constitutionnelle : Me Hervé Mulumba recadre le sénateur Bahati Lukwebo

Le débat sur l’avenir de la Constitution congolaise continue de susciter de vives réactions dans la sphère politique et juridique. Alors que certains responsables politiques mettent en garde contre toute initiative de révision constitutionnelle, l’avocat Me Hervé Mulumba a vivement répondu au sénateur Modeste Bahati Lukwebo, l’accusant de tenir un discours à géométrie variable. Dans une déclaration rendue publique, l’homme de droit rappelle que la Constitution peut être révisée lorsqu’elle n’est plus adaptée aux réalités sociales et politiques d’un pays. Il renvoie surtout le sénateur à la réforme constitutionnelle de 2011, adoptée sous le régime de Joseph Kabila, période durant laquelle Bahati Lukwebo appartenait à la majorité présidentielle. Pour Me Mulumba, invoquer aujourd’hui l’intangibilité du texte constitutionnel relève d’une posture politique opportuniste. 

Le débat autour d’une éventuelle réforme de la Constitution en République démocratique du Congo continue d’alimenter la scène politique et juridique. Dans une déclaration rendue publique, Me Hervé Mulumba a vivement réagi aux prises de position du sénateur Modeste Bahati Lukwebo, qu’il accuse de manquer de cohérence dans son discours sur la question constitutionnelle.

Pour l’avocat, l’évolution d’un texte fondamental n’est pas un tabou lorsque celui-ci cesse de répondre aux réalités sociales et politiques du pays.

« Le vieillissement d’une loi commence dès lors qu’elle n’est plus adaptée aux réalités de la société d’où elle tire sa légitimité », affirme-t-il, évoquant le rôle du constituant originaire dans l’adaptation des normes juridiques.

Selon Me Mulumba, deux voies demeurent possibles face à un texte jugé inadapté : une révision de certaines dispositions ou une refonte plus profonde du cadre constitutionnel.

« Par conséquent, tabula rasa ou réformes de certaines dispositions problématiques », soutient-il.

Mais c’est surtout la position actuelle du sénateur Bahati Lukwebo qui est directement mise en cause par l’avocat. Ce dernier invite le président du Sénat honoraire à relire attentivement les motivations de la réforme constitutionnelle adoptée en 2011, sous le régime de l’ancien président Joseph Kabila. Cette réforme, rappelle-t-il, avait été soutenue par plusieurs figures politiques et intellectuelles de la majorité présidentielle de l’époque, dont faisait partie Bahati Lukwebo.

Dans son propos, Me Mulumba accuse ainsi le sénateur de tenir aujourd’hui un discours politique destiné, selon lui, à redorer son image sur la scène publique.

« SVP, ne venez pas gober le peuple par des théories politiciennes pour se faire une santé politique », lance-t-il.

L’avocat insiste également sur le fait que les acteurs politiques qui avaient soutenu les modifications constitutionnelles de 2011 ne sauraient aujourd’hui se présenter comme des défenseurs stricts de l’intangibilité du texte.

« À l’époque, vous n’avez pas attendu dix ans pour pulvériser la Constitution. Donc, apprenez à vous taire », conclut-il.

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