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25 juin, 2026 - 22:56:33
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Hydrocarbures : Acacia Bandubola porte l’offensive diplomatique énergétique de la RDC

De Washington à Alger, en passant par Brazzaville, Dodoma et Kampala, la ministre d’État aux Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, a conduit une intense séquence diplomatique destinée à repositionner la République démocratique du Congo sur l’échiquier énergétique africain et international. Entre partenariats stratégiques, promotion des investissements, coopération transfrontalière et renforcement des capacités nationales, cette offensive a permis à Kinshasa de consolider sa présence au sein des grandes instances pétrolières du continent tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour la valorisation de ses ressources énergétiques. Une dynamique portée sous l’impulsion du président Félix Tshisekedi et du gouvernement dirigé par Judith Suminwa Tuluka.

La République démocratique du Congo a multiplié, entre la fin de l’année 2025 et le premier semestre 2026, les initiatives diplomatiques destinées à renforcer son positionnement dans le secteur énergétique africain et mondial. Au cœur de cette dynamique, la ministre d’État aux Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, a enchaîné les missions stratégiques sur plusieurs continents afin d’attirer les investissements, développer les partenariats techniques et promouvoir la valorisation des ressources nationales.

Une visibilité renforcée au sein de l’APPO

Le premier temps fort de ce déploiement diplomatique s’est déroulé à Brazzaville, du 31 octobre au 4 novembre 2025, lors de la 48ᵉ session du Conseil des ministres de l’Organisation des pays producteurs de pétrole africains (APPO).

À l’issue des travaux, Acacia Bandubola a été désignée vice-présidente de l’organisation, consacrant ainsi une montée en puissance de la RDC dans les instances énergétiques continentales.

Dans son intervention, la ministre a également attiré l’attention des États membres sur les conséquences de l’agression rwandaise dans l’Est de la RDC, estimant que « la paix demeure la condition préalable indispensable au développement et à la coopération ».

Les participants ont notamment adopté plusieurs résolutions relatives à la promotion du contenu local dans les industries pétrolières et gazières africaines ainsi qu’au renforcement de la gouvernance du secteur.

Washington, vitrine du potentiel énergétique congolais

Quelques mois plus tard, les 19 et 20 mars 2026, la ministre d’État a représenté la RDC au 11ᵉ Sommet Powering Africa organisé à Washington.

Devant des investisseurs, des institutions financières et des entreprises technologiques, elle a présenté la vision congolaise de la transition énergétique, tout en mettant en avant le rôle de la RDC comme « pays-solution » face aux défis climatiques mondiaux.

La responsable gouvernementale a défendu plusieurs projets structurants, notamment la valorisation du gaz associé à Muanda à travers l’objectif de « zéro torchage », l’exploitation du potentiel gazier du lac Kivu et l’élaboration d’un cadre légal spécifique au gaz de pétrole liquéfié (GPL).

Elle a également encouragé les entreprises américaines à investir dans la transformation locale du cobalt et du cuivre afin d’accroître la valeur ajoutée produite sur le territoire national.

Coopération régionale et lutte contre la fraude

Au mois de mai 2026, l’action diplomatique congolaise s’est poursuivie en Afrique de l’Est.

À Dodoma, le 7 mai, Acacia Bandubola et le ministre tanzanien de l’Énergie, Deogratius Ndejembi, ont examiné les mécanismes de coopération autour de l’exploitation du potentiel pétrolier du lac Tanganyika.

Les discussions ont également porté sur la lutte contre la fraude dans le commerce des produits pétroliers, un phénomène qui prive chaque année le Trésor public congolais de recettes importantes.

Le lendemain, à Dar es Salaam, la ministre a effectué une visite technique des installations portuaires et pétrolières tanzaniennes afin d’identifier les bonnes pratiques susceptibles d’être adaptées aux besoins du marché congolais.

L’Algérie, un partenariat stratégique pour la modernisation du secteur

La séquence diplomatique s’est achevée en Algérie avec la signature, le 30 mai 2026, d’un protocole d’accord entre la RDC et l’Algérie.

Conclu avec le ministre algérien de l’Énergie, Mohamed Arkab, cet accord prévoit une coopération dans les domaines de la formation, de la gestion des données pétrolières, de la gouvernance et du partage d’expertise technique.

La délégation congolaise a également visité le siège de la compagnie nationale algérienne Sonatrach afin d’étudier les mécanismes susceptibles d’accompagner la modernisation de la Sonahydroc.

Le séjour s’est poursuivi par des visites de laboratoires spécialisés, de l’Institut algérien du pétrole ainsi que d’infrastructures de raffinage et de traitement du GPL.

À travers cette série de missions, la RDC entend transformer son potentiel énergétique en moteur de croissance économique, renforcer son intégration régionale et attirer davantage d’investissements dans un secteur considéré comme stratégique pour son développement.

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