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26 mars, 2026 - 21:26:10
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OMC-CM14 à Yaoundé : la RDC prête à défendre un accord sur l’investissement 

Yaoundé accueille depuis ce jeudi un rendez-vous stratégique pour l’avenir du commerce mondial. La 14e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) réunit les représentants de 166 pays autour de dossiers majeurs : réforme du système commercial multilatéral, essor du commerce électronique, agriculture et industrialisation des pays les moins avancés. Au cœur des discussions figure notamment la perspective d’un Accord sur la facilitation des investissements, inspiré de l’Accord sur la facilitation des échanges déjà en vigueur au sein de Organisation mondiale du commerce. Cette initiative vise à améliorer le climat des affaires et à attirer davantage de capitaux vers les pays en développement, en particulier les pays les moins avancés. Cette orientation, encore en phase de discussion à l’ouverture des travaux, devrait être portée par plusieurs délégations africaines. La République démocratique du Congo s’inscrit dans cette dynamique. En amont de la conférence, lors de la réunion stratégique des pays les moins avancés, son ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a pris part aux concertations autour de cette proposition, que Kinshasa entend défendre au cours des échanges ministériels.

La capitale camerounaise, Yaoundé, est depuis jeudi 26 mars 2026 le centre névralgique des discussions sur l’avenir du commerce international. La 14e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dite CM14, y a officiellement ouvert ses travaux, réunissant les ministres du Commerce des 166 pays membres de l’institution.

Ce rendez-vous de haut niveau intervient dans un contexte mondial marqué par des tensions géopolitiques et des incertitudes économiques, qui pèsent lourdement sur les échanges internationaux. Au cœur des discussions figurent plusieurs thématiques structurantes, notamment la réforme de l’OMC, la promotion du commerce électronique, les enjeux agricoles ainsi que l’industrialisation des pays les moins avancés (PMA) à travers le développement des zones économiques spéciales.

Dès l’ouverture, les pays africains ont fait entendre leur voix en faveur d’un système commercial multilatéral plus équitable, ouvert et inclusif. S’exprimant au nom du continent, le ministre camerounais du Commerce, Luc Magloire Atangana Mbarga, a plaidé pour un renforcement des mécanismes favorisant l’intégration des économies africaines dans les chaînes de valeur mondiales.

Parmi les propositions mises en avant figure l’instauration d’un Accord sur la facilitation des investissements, inspiré de l’Accord sur la facilitation des échanges déjà en vigueur au sein de l’OMC. Cette initiative vise à améliorer le climat des affaires et à attirer davantage de capitaux vers les pays en développement. Une position également défendue par la République démocratique du Congo, à travers son ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, lors de la réunion stratégique des PMA tenue en amont de la conférence.

Prenant la parole à la tribune, la directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, a dressé un tableau lucide des défis actuels. Elle a notamment dénoncé l’impact des crises internationales, dont la guerre au Moyen-Orient, sur la fluidité des échanges commerciaux. « Les grandes crises sur la planète affectent négativement le commerce international », a-t-elle souligné, appelant à une coopération renforcée entre les États membres.

Dans le même élan, la responsable de l’institution a insisté sur le potentiel du continent africain. « L’Afrique est un continent d’opportunités », a-t-elle affirmé, plaidant pour un accompagnement accru, notamment dans les domaines des nouvelles technologies et du transfert de compétences, afin de stimuler les exportations africaines.

Au nom du président Paul Biya, le Premier ministre camerounais, Joseph Dion Ngute, a officiellement donné le coup d’envoi des travaux, appelant les pays développés à soutenir davantage les PMA. « Il est essentiel d’accompagner ces pays dans la construction et la modernisation des infrastructures », a-t-il déclaré, mettant l’accent sur les postes frontaliers à arrêt unique comme levier de facilitation du commerce.

Prévue pour durer quatre jours, la conférence se poursuit avec une série de réunions stratégiques et de négociations entre les délégations. Les enjeux sont considérables, alors que les États membres cherchent à adapter les règles du commerce mondial aux réalités contemporaines, tout en réduisant les inégalités entre économies développées et pays en développement.

Pour l’Afrique, cette CM14 constitue une plateforme décisive pour défendre ses intérêts et accélérer sa transformation économique, dans un environnement international en mutation rapide.

Infos27

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