Le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante, Denis Kadima Kazadi, a présenté lundi à Kinshasa le Centre électoral Bosolo comme une innovation majeure ayant transformé la gouvernance électorale en République démocratique du Congo. À l’occasion de la projection d’un documentaire consacré à cette plateforme de centralisation et de publication des résultats électoraux, le responsable de la CENI a estimé que Bosolo a permis de renforcer la confiance citoyenne, d’améliorer la transparence des scrutins et de réduire les contestations grâce à la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote en temps réel.
Le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante, Denis Kadima Kazadi, a qualifié lundi le Centre électoral Bosolo de « révolution dans la gouvernance électorale », à l’occasion de la projection d’un documentaire consacré à cette structure mise en place dans le cadre des élections en République démocratique du Congo.
La cérémonie organisée à Silikin Village, à Kinshasa, a permis de revenir sur le fonctionnement et les objectifs de cette plateforme inaugurée en décembre 2023 lors de l’élection présidentielle, puis installée définitivement en décembre 2024 dans l’entrepôt central de la CENI à Kingabwa.
Avant la projection du film documentaire d’une vingtaine de minutes, Denis Kadima Kazadi a rappelé que l’édification du Centre électoral Bosolo répondait à une volonté de moderniser le système électoral congolais et de renforcer la transparence dans la publication des résultats.
« Le Centre électoral Bosolo est une révolution dans la gouvernance électorale qui a renforcé la confiance citoyenne et la crédibilité des résultats », a déclaré le président de la CENI.
Une plateforme dédiée à la transparence électorale
Conçu comme un outil de centralisation, de sécurisation et de publication des résultats électoraux, le Centre Bosolo permet la diffusion des résultats bureau de vote par bureau de vote en temps réel.
Selon la CENI, cette innovation répond à une exigence légale destinée à garantir la transparence du processus électoral et à limiter les suspicions autour des opérations de compilation des résultats.
« Il fallait répondre à une exigence légale : publier les résultats bureau de vote par bureau de vote pour assurer la transparence et restreindre la suspicion », a expliqué Denis Kadima Kazadi.
Inspiré du modèle sud-africain, le Centre Bosolo constitue, selon les responsables de la CENI, une matérialisation des engagements pris en faveur d’élections plus transparentes et plus crédibles en RDC.
Grâce à ce système, les résultats électoraux ont été rendus publics progressivement et en plein jour, permettant aux observateurs, aux médias et aux citoyens de suivre l’évolution des compilations en temps réel.
Pour la CENI, cette méthode a contribué à réduire les contestations majeures qui avaient marqué certains cycles électoraux précédents.
Un modèle qui attire l’attention à l’étranger
L’expérience congolaise suscite désormais un intérêt au-delà des frontières nationales, selon les responsables de la CENI.
Le documentaire projeté à Kinshasa souligne notamment que des délégations venues du Sénégal et du Tchad ont récemment effectué des visites de travail dans la capitale congolaise afin de s’imprégner du fonctionnement du Centre Bosolo.
Ces échanges visent à permettre à certains pays africains d’étudier les possibilités d’adaptation de ce modèle dans leurs propres systèmes électoraux.
Pour la CENI, cette reconnaissance internationale constitue un indicateur du caractère innovant de l’expérience congolaise en matière de gestion et de publication des résultats électoraux.
Le documentaire met également en avant les infrastructures aménagées au sein du Centre Bosolo pour faciliter le travail des médias pendant les opérations électorales.
Un espace spécialement conçu pour les journalistes permet notamment d’assurer une couverture continue du processus de compilation et de publication des résultats.
Les médias disposent ainsi de conditions techniques destinées à retransmettre en direct les opérations électorales et à garantir un accès immédiat aux informations officielles produites par la CENI.
Selon les responsables de l’institution électorale, cette ouverture aux médias participe également à la réduction des rumeurs et des contestations susceptibles d’apparaître pendant les scrutins.
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