À Kinshasa, la Banque Centrale du Congo a clos le mois de la femme par un message sans ambiguïté : l’égalité professionnelle ne peut plus relever du symbole. Devant ses collaboratrices, le Gouverneur André Wameso a mis en avant des mesures déjà engagées pour accroître la présence féminine aux postes de décision, tout en appelant à inscrire cette dynamique dans la durée. Entre nominations stratégiques, réformes internes et reconnaissance du rôle économique des femmes, l’institution monétaire affiche une volonté assumée de transformation.
La Banque Centrale du Congo (BCC) a marqué, vendredi 27 mars à Kinshasa, la clôture du mois dédié aux droits de la femme par une cérémonie réunissant le Gouverneur et l’ensemble du personnel féminin. Au cœur de cette rencontre : un engagement réaffirmé en faveur du leadership féminin et de l’inclusion dans le secteur financier congolais.
Dans une allocution solennelle, le Gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wameso, a salué le rôle déterminant des femmes dans le fonctionnement de l’institution. « Votre professionnalisme, votre résilience et votre sens du devoir contribuent de manière significative à l’atteinte de nos objectifs institutionnels », a-t-il déclaré, devant une assemblée composée notamment de représentantes du ministère du Genre, du Réseau des Femmes des Entreprises du Congo (REFEC) et de l’Association des Femmes de la BCC.
Au-delà de l’hommage, le message se veut résolument orienté vers l’action. Le Gouverneur a insisté sur la nécessité de dépasser le cadre commémoratif du mois de mars pour inscrire la promotion du genre dans une dynamique durable. « Cette ambition ne saurait se limiter à une célébration ponctuelle ; elle doit se traduire par des résultats mesurables », a-t-il affirmé.
Dans cette perspective, la BCC met en avant des avancées concrètes issues de sa récente réorganisation interne. Parmi les mesures phares figurent la nomination de deux Directrices Générales et la promotion de vingt cadres de direction. À cela s’ajoute une politique de recrutement intégrant une priorité accordée aux candidatures féminines à compétences équivalentes, dans le but de réduire les écarts de représentation.
Ces initiatives traduisent une volonté de transformation structurelle, avec un objectif clairement affiché : renforcer significativement la présence des femmes dans les sphères décisionnelles. L’ambition, selon les termes du Gouverneur, est de « doubler, voire tripler » leur représentation à terme.
Au-delà des chiffres, la BCC souligne l’apport stratégique des femmes dans la stabilité du système financier national. Des fonctions de direction aux postes techniques, leur implication est présentée comme un levier essentiel de crédibilité et de performance institutionnelle. « À travers vos compétences et votre sens des responsabilités, vous contribuez à l’émergence d’une société plus équitable et plus inclusive », a-t-il ajouté.
La rencontre a également permis de renforcer la cohésion interne entre les collaboratrices issues du siège, des directions provinciales et des agences autonomes. Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants dans l’Est du pays, un message de soutien a été adressé aux agentes basées à Goma et Bukavu, saluant leur engagement malgré les conditions difficiles.
En filigrane, la Banque Centrale du Congo inscrit cette démarche dans une logique plus large de modernisation et d’alignement aux standards internationaux de gouvernance. L’institution entend ainsi faire du capital humain féminin un pilier de sa transformation.
À travers cette initiative, la BCC envoie un signal clair : celui d’une institution qui entend conjuguer performance économique et équité, en plaçant le leadership féminin au cœur de sa stratégie de développement.
Infos27

