En huit mois de collaboration entre la Protection civile et la MONUSCO, 54 engins explosifs ont été neutralisés dans les groupements de Malambo et Bolema, dans la région de Ruwenzori en province du Nord-Kivu. Ces dispositifs, posés par les rebelles ADF, représentaient un danger constant pour les habitants locaux, principalement sur l’axe Makisabo–Mutwanga–Mwenda. L’opération a permis de réduire significativement les risques liés aux mines et aux engins piégés.
Grâce à la collaboration entre la Protection civile et la MONUSCO, 54 engins explosifs ont été neutralisés dans la région de Ruwenzori, notamment dans les groupements de Malambo et Bolema au Nord-Kivu, au cours des huit derniers mois. Ces dispositifs, déposés par les rebelles ADF le long de l’axe Makisabo–Mutwanga–Mwenda, représentaient un danger constant pour les populations locales, qui sont fréquemment attaquées par ces groupes armés.
L’annonce a été faite à l’issue d’une réunion à Mutwanga, rassemblant divers acteurs institutionnels et humanitaires, dont l’UNMAS, le HCR, ainsi que les services des Affaires sociales et la Protection civile. Mambo Kasereka Kalungo, le point focal de la Protection civile, a souligné que ces engins représentaient un risque immédiat pour la vie des habitants, souvent confrontés à des explosions accidentelles dans leurs champs ou sur les routes.
« En seulement huit mois, nous avons réussi à retirer et neutraliser ces engins grâce à l’aide précieuse de la MONUSCO. C’est une avancée significative pour la sécurité des communautés locales », a affirmé Mambo Kasereka Kalungo.
Les habitants des zones touchées se montrent soulagés, voyant la réduction des dangers liés aux mines et autres engins piégés. Cependant, les autorités locales insistent sur la nécessité d’une vigilance continue et appellent la population à signaler tout objet suspect pour éviter de nouvelles tragédies.
Cet épisode met en lumière la persistance des activités des ADF dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, où ce groupe armé poursuit ses attaques violentes, notamment à travers des massacres, des kidnappings et la pose d’engins explosifs. Ces pratiques continuent de menacer la sécurité des communautés locales.
Justin Mupanya, correspondant au Nord-Kivu

