Un Mondial plus riche et plus redistributif. À l’approche de l’édition 2026, la Fédération internationale de football association revoit à la hausse les dotations financières accordées aux équipes participantes. Chaque nation qualifiée percevra plus de 18 millions de dollars, une augmentation significative destinée à soutenir la préparation et la participation au tournoi. Derrière cette enveloppe, l’instance mondiale affiche une ambition claire : consolider son modèle économique tout en renforçant les moyens des fédérations dans un contexte d’expansion sans précédent de la compétition.
Le Mondial 2026 s’annonce aussi comme un tournant financier pour les sélections nationales. Réuni à Vancouver en amont de son 76ᵉ Congrès, le Conseil de la FIFA a entériné, mardi 28 avril, une revalorisation des primes versées aux équipes qualifiées. Chaque pays engagé dans la phase finale percevra ainsi 18 145 833 dollars américains, soit une hausse de 15 % par rapport aux éditions précédentes.
Dans le détail, cette enveloppe repose sur plusieurs leviers. Le fonds de préparation passe de 1,5 à 2,5 millions de dollars, tandis que la prime liée à la qualification est portée de 9 à 10 millions. À cela s’ajoutent des contributions complémentaires destinées à couvrir les frais logistiques des délégations, ainsi qu’une augmentation du nombre de billets alloués aux équipes. Au total, ces différents dispositifs dépassent les 16 millions de dollars, constituant un socle financier inédit pour les fédérations participantes.
« La FIFA est fière d’afficher la situation financière la plus solide de son histoire, ce qui lui permet d’apporter un soutien sans précédent à toutes ses associations membres. Il s’agit là d’un nouvel exemple illustrant comment les ressources de la FIFA sont réinvesties dans le football », a déclaré Gianni Infantino, revendiquant une politique de redistribution accrue.
Au global, la contribution financière destinée aux équipes engagées dans la Coupe du Monde de la FIFA 2026 atteindra près de 900 millions de dollars. Une somme à la mesure d’un tournoi élargi à 48 sélections, une première dans l’histoire de la compétition.
Cette montée en puissance financière accompagne l’expansion géographique du Mondial. La liste des pays qualifiés reflète un équilibre inédit entre les confédérations, avec une présence renforcée de l’Afrique, de l’Asie et de la zone CONCACAF, aux côtés des grandes nations européennes et sud-américaines. Parmi elles figure notamment la République démocratique du Congo, engagée aux côtés de plusieurs poids lourds du continent.
Outre l’aspect financier, le Conseil de la FIFA a également validé plusieurs ajustements réglementaires. Parmi eux, l’introduction d’une règle disciplinaire prévoyant l’exclusion temporaire des joueurs quittant délibérément le terrain ou dissimulant leurs propos en se couvrant la bouche. Une mesure visant à renforcer le contrôle des comportements sur le terrain.
Enfin, l’instance a annoncé la participation de l’équipe féminine des réfugiées afghanes aux compétitions organisées sous son égide, une décision à forte portée symbolique dans un contexte international marqué par les enjeux d’inclusion.
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