La République démocratique du Congo a réaffirmé son soutien à la justice pénale internationale devant le Conseil de sécurité des Nations unies. Lors de la 10157ᵉ séance consacrée à la situation en Libye et à la Cour pénale internationale (CPI), l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay a plaidé pour un renforcement de la coopération avec la CPI et la poursuite des enquêtes sur les crimes commis en territoire libyen, notamment les charniers de Tarhuna. Kinshasa a insisté sur le lien indissociable entre justice et paix durable.
La République démocratique du Congo a réitéré son attachement à la justice internationale et à la lutte contre l’impunité lors de la 10157ᵉ séance du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée à la situation en Libye et aux activités de la Cour pénale internationale (CPI).
Dans une déclaration prononcée par son représentant permanent auprès des Nations unies, l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, la RDC a rappelé son engagement en faveur du Statut de Rome et du rôle de la CPI dans la protection des victimes de crimes internationaux.
Trois demandes formulées par Kinshasa
Au cours de son intervention, la délégation congolaise a formulé trois principales recommandations destinées à renforcer l’action de la CPI en Libye.
Kinshasa a d’abord demandé que le Bureau du Procureur puisse « s’acquitter pleinement de son mandat », dans un contexte marqué par la persistance des violations des droits humains et des crimes graves sur le territoire libyen.
La RDC a ensuite plaidé pour un renforcement de la coopération avec la CPI, notamment à travers l’accès aux documents, aux informations essentielles ainsi que la levée des contraintes de mobilité susceptibles de ralentir les enquêtes.
Enfin, la délégation congolaise a insisté sur la nécessité de poursuivre les enquêtes nationales, particulièrement sur les charniers de Tarhuna, tout en renforçant la coopération entre la Libye et les États voisins.
« Paix et justice sont complémentaires »
Dans sa déclaration, la RDC a défendu le principe selon lequel la stabilité durable ne peut être dissociée de la justice.
« Pour la RDC, paix et justice sont complémentaires », a souligné l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay devant les membres du Conseil de sécurité.
À travers cette prise de position, Kinshasa confirme son soutien au système multilatéral de justice internationale dans un contexte mondial marqué par la multiplication des conflits armés et des violations des droits humains.
La Libye reste confrontée à une situation sécuritaire fragile depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, avec plusieurs enquêtes ouvertes par la CPI sur des crimes présumés commis dans le pays.
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