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29 mai, 2026 - 16:20:55
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Haut-Katanga : l’ARDev réclame l’élection d’un nouveau gouverneur après la démission de Jacques Kyabula

Après la démission de Jacques Kyabula de ses fonctions de gouverneur du Haut-Katanga, le parti Action pour la rupture et le développement (ARDev) exige l’organisation des élections du gouverneur et du vice-gouverneur dans les délais prévus par la loi. La formation politique considère l’actuel gouvernement provincial comme « illégitime », tandis qu’une jurisprudence pourrait toutefois favoriser le maintien de l’intérim en place.

Au lendemain de la démission de Jacques Kyabula de ses fonctions de gouverneur du Haut-Katanga, plusieurs réactions émergent dans la province pour réclamer l’organisation rapide des élections du gouverneur et du vice-gouverneur, conformément aux dispositions légales. Parmi les formations politiques montées au créneau figure l’Action pour la rupture et le développement (ARDev), qui considère désormais le gouvernement provincial comme « illégitime ».

Réuni lors d’une matinée politique à Lubumbashi, l’ARDev a salué la décision prise par son président national, Jacques Kyabula, tout en affirmant que ce départ ne signifie pas un abandon du Haut-Katanga. Le parti a réitéré son attachement au président de la République, à l’Union sacrée de la Nation ainsi qu’au projet de révision constitutionnelle soutenu par le parti présidentiel,l’UDPS.

« Jacques Kyabula était parmi les premiers défenseurs du projet de changement de la Constitution dans la province », a affirmé un cadre du parti, évoquant l’engagement de l’ancien gouverneur dans cette initiative politique.

Selon l’ARDev, la démission du gouverneur entraîne automatiquement celle de l’ensemble du gouvernement provincial, désormais réduit à la gestion des affaires courantes. Se présentant comme la deuxième force politique du Haut-Katanga avec huit députés provinciaux, le parti exige la tenue des élections d’un nouvel exécutif provincial dans un délai de 30 jours, en se référant aux textes régissant la libre administration des provinces et à la loi électorale.

Le parti critique également certaines décisions prises durant l’absence prolongée de Jacques Kyabula à Kinshasa, où il avait séjourné pendant près de neuf mois dans le cadre de consultations. Pendant cette période, le vice-gouverneur assumant l’intérim avait procédé à un remaniement du gouvernement provincial, une démarche que l’ARDev juge contraire aux dispositions de l’article 23 de la loi organique sur les provinces.

Toutefois, certains observateurs estiment qu’une jurisprudence pourrait jouer en faveur de l’actuel gouverneur intérimaire, Martin Kazembe. Ils rappellent qu’au Lualaba, la démission de Richard Muyej en janvier 2023 n’avait pas entraîné automatiquement la chute du gouvernement provincial. Sous l’intérim assuré par Fifi Masuka, l’exécutif provincial avait continué à fonctionner jusqu’à l’organisation des élections de 2024.

Dans ce contexte, Martin Kazembe pourrait s’appuyer sur ce précédent juridique, mais aussi sur le soutien politique de l’UDPS et de l’Union sacrée, pour conserver la direction de la province ou briguer un éventuel mandat lors des prochaines élections provinciales.

Patient Mubiayi, correspondant à Lubumbashi 

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